février 28, 2025

Retrouvez toutes les actualités entrepreneuriales ici

RESUME ANALYTIQUE

L’entrepreneuriat numérique apparaît aujourd’hui comme un levier stratégique pour stimuler le développement économique et social en Afrique en ouvrant de nouvelles perspectives d’innovation, notamment dans des secteurs clés comme l’agriculture. Au Bénin, malgré le poids économique majeur des filières agricoles et les opportunités offertes par le numérique, la modernisation des chaînes de valeur et l’essor d’un entrepreneuriat numérique durable restent confrontés à des défis structurels qui interrogent les conditions de leur plein développement. La présente étude a été initiée principalement pour mieux comprendre la dynamique de l’entrepreneuriat numérique durable dans le secteur agricole et identifier les défis, les opportunités et les leviers d’action susceptibles d’accompagner son développement au Bénin.

L’étude a adopté une méthodologie qualitative combinant entretiens semi-structurés et non structurés, observations directes, panels d’experts et analyses de documents médiatiques et institutionnels, afin de collecter des données pertinentes sur l’entrepreneuriat numérique durable dans le secteur agricole. L’échantillon comprenait 66 participants qualifiés, principalement béninois mais aussi de cinq autres nationalités ouest-africaines, incluant entrepreneurs, décideurs publics, managers de startups et agriculteurs, avec des échanges allant de courts dialogues à des entretiens approfondis. Les données qualitatives recueillies ont été analysées selon une approche d’organisation, de réduction et de catégorisation, permettant d’identifier et d’agréger les tendances relatives aux défis, opportunités et stratégies de l’entrepreneuriat numérique.

L’étude révèle que l’entrepreneuriat numérique agricole au Bénin est confronté à de multiples défis, notamment le manque de financement, l’accès limité aux infrastructures numériques de qualité et la faible formation spécialisée des jeunes entrepreneurs. Aussi, certains entrepreneurs débutants manquent d’expérience et se lancent dans l’entrepreneuriat par nécessité plutôt que par conviction. Enfin, des contraintes institutionnelles et régionales, telles que la faible harmonisation des normes numériques et la dépendance aux financements externes, compliquent le développement durable de l’entrepreneuriat numérique agricole.

Malgré ces défis, plusieurs opportunités existent pour soutenir l’entrepreneuriat numérique durable dans le secteur agricole, tant au niveau des entrepreneurs eux-mêmes que de l’État et de la gouvernance sous-régionale. Celles-ci incluent notamment la formation des jeunes aux métiers numériques, l’amélioration des infrastructures locales et rurales, la facilitation de l’accès à l’Internet à haut débit, ainsi que la mise en place de cadres institutionnels et réglementaires clairs pour attirer les investisseurs. Par ailleurs, les participants à l’étude ont souligné que des mesures incitatives telles que des exonérations fiscales et douanières pour les startups agricoles numériques pourraient renforcer la prise de risque entrepreneurial et soutenir l’émergence d’un écosystème numérique agricole compétitif.

En termes d’approches entrepreneuriales adoptées, l’étude révèle que les entrepreneurs et startups agricoles numériques au Bénin et dans la sous-région mobilisent principalement quatre types de stratégies. Premièrement, la stratégie de collaboration et les joint-ventures identifiée comme l’une des principales approches, consistant à combiner compétences et ressources avec d’autres startups ou incubateurs pour saisir de grandes opportunités. Deuxièmement, la stratégie d’existence informelle est l’une des approches adoptées par les entrepreneurs, leur permettant d’opérer temporairement en dehors des obligations légales pour réduire les charges initiales. L’autre approche adoptée est celle de la stratégie de coût bas et de promotion de la patrie, reposant sur l’utilisation de ressources numériques abordables et d’outils hors ligne, tout en valorisant une mission axée sur le développement d’outils accessibles localement. Enfin, la stratégie d’apprentissage, de réseautage et de veille numérique est la quatrième stratégie adoptée par les entrepreneurs. Celle-ci est axée sur le mentorat et le parrainage autant public que privé pour accéder à des réseaux professionnels numériques au niveau national et international, renforçant ainsi visibilité, partenariats et pérennité des startups.

Comme implications majeures pour le développement numérique du secteur agricole, l’étude montre que l’essor des innovations numériques au Bénin favorise la modernisation des systèmes agricoles à travers l’agriculture connectée, l’amélioration de la gestion des chaînes de valeur, la réduction des pertes, ainsi que des synergies avec des technologies comme les smartphones adaptés et les drones, contribuant ainsi à une meilleure performance du secteur. Toutefois, ces avancées s’accompagnent de perceptions mitigées, certains acteurs soulignant que les contraintes fiscales, les responsabilités réglementaires et les exigences liées à la formalisation peuvent freiner l’engagement entrepreneurial et nécessitent une approche plus équilibrée de la transformation numérique.

A l’issu de ces résultats, cette recherche formule plusieurs recommandations pour le développement de l’écosystème et de l’entrepreneuriat numériques au Bénin en mettant en avant un ensemble d’actions prioritaires. Parmi celles-ci, on retrouve le renforcement de la coopération régionale, l’amélioration de l’accès au financement, l’alphabétisation numérique des populations rurales, la clarification du cadre réglementaire des startups, le développement de formations spécialisées, le renforcement des partenariats public-privé, la promotion des coentreprises, l’intégration de solutions comme l’Internet des objets pour la logistique agricole, la création de structures de réseautage et l’appui à l’intégration numérique des échanges commerciaux. Ces orientations visent à stimuler l’innovation, faciliter la transformation numérique du secteur agricole et positionner le Bénin parmi les pôles compétitifs du numérique.

 

Source et année de réalisation :

Ado, A. (2023). L’entrepreneuriat numérique durable au Bénin : opportunités, défis et stratégies, 1-68. Université d’Ottawa | Canada, Février 2023.

RESUME ANALYTIQUE

L’accès à l’énergie constitue aujourd’hui, un levier essentiel du développement socio-économique et du bien-être des populations. Au Bénin, malgré les efforts de réforme et les investissements consentis dans le secteur énergétique, des contraintes persistantes mettent en évidence l’importance de renforcer et de diversifier les sources d’approvisionnement. Dans ce cadre, les systèmes solaires sont de plus en plus reconnus comme source d’énergie alternative pour étendre l’accès à l’électricité surtout en zone rurale, soutenir l’activité économique locale et améliorer les conditions de vie des populations. La présente étude a été initiée pour évaluer le marché des systèmes solaires au Bénin, en offrant d’abord un aperçu détaillé de l’offre et de la demande, suivi d’une cartographie des principaux distributeurs, puis en proposant, une analyse de l’évolution du marché béninois dans ce secteur. Cette étude s’est appuyée sur une approche mixte combinant l’exploitation de données secondaires et la collecte d’informations primaires. Elle s’est tout d’abord appuyée sur les données récentes de Global Off-grid Solar Market (GOGLA), couvrant les demandes d’incitation déposées entre avril 2018 et juillet 2019, afin d’analyser les tendances du marché solaire hors réseau. Pour apprécier l’évolution et le développement du marché sur une période plus longue, l’étude a également mobilisé la base de données EnDev couvrant la période 2014-2019. Parallèlement, afin de mieux comprendre la demande et les comportements des consommateurs, une enquête terrain a été réalisée auprès de 2 200 clients, permettant de compléter et de valider les informations issues des sources secondaires.

L’analyse de l’offre de systèmes solaires au Bénin met en évidence une large diversité de produits répondant à différents niveaux de besoins énergétiques, avec des caractéristiques techniques et des niveaux de service variables. Le marché est largement dominé par des mécanismes de paiement flexibles, notamment le modèle PAYGo, qui permet d’adapter les modalités de remboursement à la capacité financière des ménages. Par ailleurs, l’analyse des prix révèle des écarts importants liés principalement aux performances techniques et aux services associés, traduisant une structuration du marché autour d’offres différenciées tant en termes de coût que de valeur ajoutée.

En ce qui concerne les principaux distributeurs, l’analyse des données révèle que le marché est dominé par Fenix International (61 % des ventes), suivie de l’entreprise locale ARESS (26 %), pendant que les autres acteurs se partagent moins de 13 % du marché. Toutefois, la croissance du marché a été marquée par des fluctuations liées à des restructurations, avec une forte relance en 2019 grâce à l’arrivée de nouveaux acteurs. La couverture territoriale reste encore inégale, marquée par la présence seulement de deux entreprises opérant dans tous les départements et une concentration des ventes dans le sud et autour de Cotonou. Par contre, certaines régions comme le Couffo restent moins desservies.

L’analyse de la demande, fondée sur 21 706 dossiers d’incitation, montre que 70 % des acheteurs se situent en zones rurales (contre 19 % en zones urbaines, 9 % péri-urbaines et 2 % lacustres). Le bouche-à-oreille domine largement la décision d’achat (68 %), devant l’action des promoteurs (27 %). L’éclairage constitue la motivation principale (96 %), loin devant la recharge de téléphone (25 %), la télévision (13 %) et les activités nocturnes (9 %), les usages productifs restant marginaux (3 %). Le choix du fournisseur repose surtout sur sa réputation (54 %), les facilités de paiement (33 %) et le niveau d’éclairage (27 %). La majorité des clients n’avait auparavant aucun accès à une énergie moderne, et l’adoption du solaire permet des économies mensuelles notables (jusqu’à 24 000 XOF par rapport à un groupe électrogène). Le profil type est celui d’un ménage rural de 6 à 7 personnes, souvent engagé dans l’agriculture, disposant principalement de téléphones portables (93 %) et plus rarement de téléviseurs (32 %) ou radios (21 %). Enfin, le marché reste très masculinisé : les systèmes sont majoritairement enregistrés au nom des hommes, tandis que les femmes, moins représentées, achètent en moyenne des équipements moins coûteux.

En matière de service après-vente, bien que 82 % des clients aient reçu une formation à l’achat, 22 % ignorent la durée de leur garantie et 29 % ont rencontré des pannes — surtout liées à la batterie (52 %) et aux ampoules (30 %) — généralement signalées au revendeur (61 %) ou au centre d’appel (35 %). Dans l’ensemble, le niveau de satisfaction demeure exceptionnellement élevé (98 %), traduisant une bonne acceptation des systèmes solaires par les utilisateurs.

Ces résultats offrent ainsi de solides orientations suggérant que tout acteur désirant se positionner sur le marché solaire béninois, pourrait opter sur les modèles de paiement PAYGo en diversifiant l’offre vers les segments SSD et surtout en ciblant les zones sous-desservies comme le Couffo.

Source et année de réalisation :

Energising Development (EnDev) (2020). Bénin Analyse du marché des systèmes solaires Mai 2020, 1-21.

RESUME ANALYTIQUE

Dans un contexte de mondialisation des échanges agricoles, le marché avicole béninois est fortement marqué par les importations massives de viande de poulet congelée en provenance d’Europe. Cette position résulte surtout de la faible capacité de la production nationale à répondre à une demande intérieure en forte progression. Cela soulève la problématique de l’impact réel de ces importations sur la filière avicole nationale, en termes de concurrence avec la production locale, de segmentation du marché, d’enjeux sanitaires et commerciaux. La présente étude analyse cette situation dans un contexte marqué par l’accroissement de la demande en protéines animales, sous l’effet conjugué de la croissance démographique, de l’urbanisation rapide et de l’évolution des niveaux de revenus. De façon spécifique, elle explore les effets des importations sur la filière avicole béninoise en examinant les dynamiques commerciales, les préférences de consommation, les systèmes de production et les options de politiques publiques pour renforcer la compétitivité du secteur national.

L’étude s’est appuyée sur une approche méthodologique mixte, combinant une revue documentaire systématique, des enquêtes de terrain quantitatives et qualitatives, auprès de 421 acteurs, dont 117 producteurs avicoles et 304 consommateurs. A cela s’ajoutent 38 entretiens semi-structurés conduits auprès d’acteurs des chaînes de valeur avicoles, d’experts institutionnels et d’organisations de la société civile.

L’analyse documentaire révèle que la filière avicole béninoise est fortement impactée par les importations de poulet congelé sur le marché national qui entrent en concurrence avec la production locale, plus coûteuse. A cela s’ajoutent les importations en transit vers le Nigéria, dont la dépendance aux recettes fiscales et au commerce transfrontalier informel limite la marge de manœuvre du gouvernement pour protéger la production nationale.

Les mesures envisagées, telles que les quotas, les droits de douane ou mesures anti-dumping, doivent être conciliées avec les engagements du Bénin envers l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), la CEDEAO et des accords internationaux, ce qui restreint la capacité à agir et rend la compétitivité de la filière locale vulnérable. Les acteurs perçoivent ces contraintes comme un défi majeur pour le développement de la production nationale et la sécurité alimentaire, tout en reconnaissant l’importance de renforcer la coordination institutionnelle et la coopération régionale pour mieux soutenir la filière. En termes de système de productions, l’étude montre que la production avicole béninoise se divise entre plus de 500 000 exploitations traditionnelles produisant le poulet bicyclette et quelques centaines d’exploitations modernes utilisant des intrants et des races améliorées, avec de nombreuses exploitations mixtes. Les deux chaînes de valeur ajoutée (CVA) (traditionnelles et modernes) regroupent fournisseurs d’intrants, producteurs, transformateurs, commerçants, consommateurs et organisations de soutien. Toutefois, la CVA moderne est plus structurée et influencée par quelques fournisseurs qui déterminent prix et disponibilité des intrants. En terme d’organisation, la CVA moderne s’appuie sur l’organisation faîtière « Interprofession de l’Aviculture du Bénin (IAB) » qui regroupe plusieurs acteurs, permettant de réduire les coûts de transaction. En revanche, la CVA traditionnelle, repose sur l’« Association Nationale des Aviculteurs du Bénin » (ANAB) qui ne regroupe que les producteurs, avec l’intervention de nombreux intermédiaires, entraînant une augmentation des prix sur le marché avicole béninois. Un marché largement dominé par la viande importée, consommée quotidiennement par près de 75 % des jeunes urbains à faibles revenus, en raison de son prix, de sa disponibilité et de sa commodité. Par contre, la viande locale, perçue comme de meilleure qualité (goût, consistance, fraîcheur, etc.), attire également les consommateurs surtout les plus âgés et disposant de revenus élevés. D’ailleurs, les consommateurs perçoivent la viande de poulet domestique comme un produit de haute qualité pour lequel ils sont prêts à dépenser plus d’argent que pour les produits carnés importés. Comme facteurs influençant le consentement à payer identifiés, on retrouve le degré de transformation, la forme du produit, la qualité de la viande (goût, consistance, fraîcheur, etc.) et les aspects liés à l’hygiène (confiance au système de production, absence d’antibiotiques et d’hormones, etc.).

A l’issue de cette étude, plusieurs recommandations ont été formulées. D’abord, à l’échelle du secteur privé, l’étude suggère un renforcement de l’organisation des acteurs, une amélioration de la transformation et de l’emballage des produits locaux puis le développement du marketing, par exemple via un label « Made in Benin ». Au niveau du secteur public, les propositions sont orientées vers le financement et l’assurance agricole, la stabilisation des prix des intrants, la formation, la protection du marché intérieur, le soutien technologique et l’amélioration de la réglementation et du contrôle sanitaire. À l’échelle régionale, il est recommandé de mettre en œuvre le tarif extérieur commun de la CEDEAO pour protéger le marché national. Enfin, au niveau international, la coopération peut appuyer l’usage des mesures de défense commerciale et promouvoir une consommation durable dans les pays exportateurs.

Source et année de réalisation :

Kulla, D., Amoussou, P., Dognon, A.Y., Gbèdé, T.R., Thècle Glele, I., Graser, M., Jimmy, K.P., Karimou, S., Kinkpet, A.T., Klause, K.A., Castro, G.M., Minguemadje Marner, E. (2021). L‘impact des importations de poulet sur la f ilière avicole béninoise Analyse des questions commerciales, des préférences de consommation et des systèmes de production pour renforcer la compétitivité du secteur national. Centre pour le Développement Rural (SLE) Berlin, 1-185.


Ce mardi 24 février, l’ADPME a eu l’honneur d’accueillir le Directeur Général de LuxDev, Monsieur Manuel Tonnar, accompagné de Monsieur René Lauer, Directeur Adjoint de la Coopération bilatérale au ministère des Affaires étrangères du Grand-Duché du Luxembourg, ainsi que de Madame Lyn Voegele, Représentante Résidente de LuxDev près le Bénin, et leurs équipes.

Cette rencontre stratégique s’inscrit dans le cadre du programme BeDigital, financé par la Coopération luxembourgeoise, qui intervient à trois niveaux :
🔹 Le renforcement de la cybersécurité nationale
🔹 L’accélération des usages numériques
🔹 Le développement d’un écosystème d’innovation numérique solide

C’est dans ce troisième pilier que s’inscrit CyberIncub, incubateur dédié à l’innovation en cybersécurité, porté conjointement par l’ASIN et l’ADPME. Entièrement financée par la coopération luxembourgeoise, la phase d’incubation en cours accompagne dix (10) projets avec, à terme, un financement prévu pour les trois (03) meilleures équipes.

La visite a également été marquée par la présentation de l’entreprise CyberSpector, lauréate de l’appel à financement LuxAid Challenge Fund et start-up labellisée, illustrant concrètement les synergies entre les programmes luxembourgeois et béninois et le potentiel des solutions béninoises en matière de cybersécurité.

Comme l’a souligné le Directeur Général de l’ADPME, cette présence témoigne d’un engagement fort : lorsque la coopération internationale s’aligne sur une vision nationale claire, les résultats sont concrets. Avec l’appui de LuxDev, le Bénin poursuit son ambition de structurer des champions technologiques nationaux et de se positionner durablement comme un hub régional de référence en innovation numérique et technologies stratégiques.

Et si 2026 était l’année où votre entreprise change d’échelle ?

Derrière chaque PME en croissance, il y a une vision.
Une ambition.
Des défis à structurer.
Des marchés à conquérir.
Des financements à sécuriser.

Au Bénin, de nombreux entrepreneurs ont le potentiel… mais manquent parfois de l’accompagnement stratégique pour franchir un cap décisif.

C’est pour cela que le Projet d’Appui à l’Entrepreneuriat au Bénin (PAEB) lance sa cohorte 2026.

🎯 L’objectif : accompagner des entreprises béninoises ambitieuses, avec un projet de croissance structuré, vers une nouvelle dimension.

Concrètement, cela signifie :
✔️ Structurer votre gestion financière et votre gouvernance
✔️ Clarifier et renforcer votre stratégie
✔️ Accélérer votre développement commercial
✔️ Accéder plus facilement au financement
✔️ Bénéficier d’expertises techniques ciblées

Ce programme s’adresse aux PME qui ne veulent plus simplement fonctionner…
mais grandir durablement, de manière structurée et compétitive.

Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 31 mars 2026.
Postulez en créant votre compte sur epme.adpme.bj ou directement auprès de l’ADPME.

Votre entreprise a déjà parcouru un chemin.
La question est : êtes-vous prêt(e) à franchir le prochain cap ?

Ce vendredi 06 février 2026, dans la salle de conférence Le Chapiteau à Cotonou, s’est tenue la Rentrée économique du secteur privé 2026, un cadre majeur de concertation organisé sous l’égide de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin (CCI Bénin).

À l’occasion de la table ronde stratégique placée sous le thème :
« Structuration de l’écosystème du secteur privé : passer du diagnostic à l’action collective »,
le Directeur Général de l’ADPME, Monsieur Laurent GANGBES, a livré une intervention présentant l’agence et ses services et appelant à une meilleure coordination des acteurs et à la mise en œuvre d’actions concrètes au service des PME béninoises.

Il a souligné l’urgence de dépasser les constats pour bâtir un écosystème plus structuré, inclusif et orienté résultats, fondé sur la synergie entre institutions publiques, chambres consulaires, organisations patronales et secteur financier. Pour le DG de l’ADPME, la compétitivité du secteur privé béninois passe par un accompagnement renforcé des entreprises, une meilleure lisibilité des dispositifs d’appui et des actions collectives.

Cette table ronde a réuni également le DG de l’APIEX, Monsieur Eric AKOUTE, le Secrétaire Général de la CCI Bénin, Raymond ADJAKPA ABILE sous la modération de Mme Gwladys TAWEMA, Coordinatrice de PME BÉNIN, illustrant la volonté partagée des acteurs clés de travailler ensemble pour une relance économique durable.

La Rentrée économique du secteur privé confirme ainsi son rôle de cadre stratégique de dialogue, d’engagement et de co-construction, porté conjointement par les trois chambres consulaires (CCI Bénin, CNA Bénin, CMA) et les organisations patronales (CNP Bénin, CONEB, CIPB), au service du rayonnement du secteur privé béninois.

L’appel à manifestation d’intérêt s’inscrit dans le cadre du projet Making Trade Work for Women
in West Africa (MTWW), mis en œuvre par le Consortium composé du Centre d’Étude et de
Coopération Internationale (CECI) et de Trade Mark Africa (TMA), financé par Affaires
Mondiales Canada (AMC). Déployé d’octobre 2024 à mars 2030, le projet vise à appuyer des entreprises
intégratrices à fort potentiel dans des chaînes de valeur agricoles, agroalimentaires et industrielles, afin
de promouvoir une croissance économique inclusive, durable et favorable à l’autonomisation des
femmes et des groupes vulnérables.
Le CECI, responsable de la composante 1300 du projet MTWW, lance un appel à propositions pour la
présélection d’entreprises féminines souhaitant développer le commerce transfrontalier en Afrique de
l’Ouest dans le cadre de la ZLECAf.

Ce Mardi 03 Février 2026, au Sofitel Hôtel de Cotonou, le Président de la République a procédé au lancement officiel de la Vision nationale de développement « Bénin 2060 ALAFIA, un Monde de Splendeurs », cadre stratégique de long terme qui fixe l’ambition d’un Bénin plus prospère, plus inclusif, plus résilient et durablement compétitif.
 
À cette occasion, l’ADPME réaffirme son adhésion totale à cette vision nationale et son engagement à en être un acteur opérationnel majeur, aux côtés de l’État, du secteur privé et des partenaires techniques et financiers.
La Vision Bénin 2060 repose notamment sur la transformation profonde de l’économie nationale, à travers la modernisation des secteurs productifs, l’industrialisation, l’innovation et la compétitivité des entreprises, avec une implication directe des entreprises formelles, des institutions financières et de l’ensemble des acteurs du développement.
 
Pour l’ADPME, cette orientation stratégique constitue un signal fort en faveur des PME et MPME, appelées à devenir le socle de la croissance inclusive et de la création durable d’emplois au Bénin.
 
Concrètement, assurer la réussite de la Vision « Bénin 2060 ALAFIA » implique :
  • la modernisation des filières productives, notamment agricoles, agro-industrielles, artisanales et industrielles ;
  • la réduction de l’informalité et l’accompagnement des entreprises vers la structuration et la formalisation ;
  • le renforcement des compétences entrepreneuriales, de l’employabilité des jeunes et de l’adéquation entre formation et besoins du marché ;
  • le développement de zones et d’infrastructures productives favorables à l’investissement et à la création de valeur locale.
 
Ces priorités rejoignent pleinement les missions de l’ADPME, qui œuvre au quotidien pour améliorer l’accès des PME aux dispositifs d’accompagnement, de financement et de marchés ; renforcer leur compétitivité, leur productivité et leur capacité d’innovation et structurer un tissu entrepreneurial national plus robuste et plus résilient.
La Vision nationale accorde par ailleurs une place déterminante à la transition numérique, à l’essor du commerce électronique, à l’inclusion digitale et au soutien à l’innovation technologique, tout en soulignant la nécessité de mieux financer et accompagner les startups et entreprises innovantes.
 
Dans cette dynamique, l’ADPME se positionne comme un levier de mise en œuvre de la Vision pour le secteur privé national, en particulier pour les PME et MPME, afin qu’elles deviennent, d’ici 2060, des entreprises compétitives, innovantes, créatrices d’emplois décents et capables de porter le rayonnement économique du Bénin.
RÉCAPITULATIF – PME CONNECT | 5ᵉ ÉDITION
 
La 5ᵉ édition de PME Connect s’est tenue dans une atmosphère d’échanges riches et constructifs, marquée par la présence effective de Monsieur Modeste KÉRÉKOU, Ministre des Petites et Moyennes Entreprises et de la Promotion de l’Emploi (MPMEPE) aux côtés de Monsieur Conrad GBAGUIDI, Président du Conseil Économique et Social, , ainsi que de nombreuses autres personnalités et acteurs clés de l’écosystème entrepreneurial.
 
Après les mots de bienvenue du Ministre, les participants ont suivi la présentation du dispositif Turbo Treso PME, un outil stratégique mis à la disposition des PME exécutant des marchés publics, visant à améliorer leur trésorerie et à renforcer leur capacité d’exécution.
 
La rencontre a également été marquée par les pitchs de deux PME, qui ont partagé leurs expériences, leurs innovations et leurs perspectives de croissance, illustrant le dynamisme de l’entrepreneuriat béninois.
Enfin, une communication a été consacrée à la mise en œuvre de l’assurance maladie obligatoire au Bénin, présentée par l’Agence Nationale de la Protection Sociale (ANPS), permettant aux participants de mieux comprendre les enjeux, les modalités d’application et les implications de cette réforme majeure.
 
Cette 5ᵉ édition de PME Connect confirme, une fois de plus, son rôle de plateforme de dialogue, d’information et d’opportunités au service des PME.
 

Bonne nouvelle pour les PME et les distributeurs !

Suite aux plaintes exprimées par les distributeurs, supermarchés et PME, l’ADPME a tenu un comité sur l’accès aux marchés afin d’examiner les difficultés rencontrées par les entreprises.

À l’issue de cette séance, l’Agence Béninoise de Sécurité Sanitaire des Aliments (ABSSA) a mis en œuvre, le 12 décembre 2025, l’une des recommandations formulées : l’autorisation temporaire de commercialisation des produits d’une quarantaine de PME engagées dans le processus d’Autorisation de Mise sur le Marché (AMM).

Cette mesure exceptionnelle, valable du 15 décembre 2025 au 31 janvier 2026, vise à soutenir les PME locales tout en conciliant le respect des exigences réglementaires et les impératifs économiques liés à la période des fêtes.

L’ADPME réaffirme ainsi son engagement à œuvrer pour un meilleur accès aux marchés au profit des PME.

Téléchargez la lettre d’autorisation temporaire.

Bien que la réglementation fixe à 60 jours le délai de règlement des créances publiques, les retards de paiement continuent de fragiliser la trésorerie des prestataires de l’État. TURBO TRÉSO PME apporte une réponse concrète, simple et sécurisée, en permettant aux entreprises éligibles d’accéder rapidement à des ressources financières dans l’attente du paiement effectif de leurs créances.

Opérationnalisé par le Fonds d’Investissement et de Garantie des PME (FIGPME) et La Poste du Bénin, le dispositif repose sur une procédure allégée. Pour en bénéficier, les entreprises doivent fournir un contrat ou bon de commande enregistré, une preuve d’exécution (procès-verbal ou bon de livraison) ainsi qu’une facture validée par l’administration concernée.

Turbo Tréso PME est opérationnel depuis le 8 décembre 2025.
L’ADPME BENIN invite l’ensemble des PME à se rapprocher des structures compétentes pour bénéficier de cette solution.

 

Le lancement des Journées de l’Écosystème Entrepreneurial a mis en lumière le rôle déterminant des entrepreneurs dans la création d’emplois et le développement économique local. La cérémonie d’ouverture, présidée par le Directeur Général de l’ADPME BENIN, Monsieur Laurent Gangbes, a donné le ton d’un rendez-vous dédié à l’innovation, à la collaboration et à la valorisation des initiatives économiques porteuses.

Un panel inaugural de haut niveau a réuni Christian Mondjannagni, PDG de FIFA Ste Luce, et Kadidja Mahecor Diouf, Mairesse de la Commune de Golf Sud Dakar, autour du thème « Regards croisés : l’entrepreneuriat comme levier du développement économique local ». À travers l’échange entre un acteur du secteur privé et une représentante des autorités locales, les participants ont pu apprécier la complémentarité des visions et la nécessité d’un dialogue constructif pour renforcer l’impact territorial de l’entrepreneuriat. Les intervenants ont rappelé que la vitalité économique repose sur un écosystème entrepreneurial solide, capable de transformer les idées en opportunités et de stimuler durablement les territoires.

Tout au long de cette première journée, le Palais des congrès de Cotonou a accueilli diverses sessions, ateliers, panels et masterclass animés par une grande diversité de contributeurs, allant des institutions publiques aux structures d’appui à l’entrepreneuriat, en passant par les partenaires techniques et financiers ainsi que les établissements bancaires. Cette pluralité d’acteurs témoigne de la mobilisation collective en faveur d’un environnement propice à la création et à la croissance des entreprises.

La journée s’est clôturée par un dîner-débat RSE au Novotel Cotonou, consacré au thème « Faire des achats un levier d’impact social, environnemental et économique ». Ce moment d’échanges anime par Julie Biron a permis d’explorer les enjeux d’une chaîne d’approvisionnement responsable et de souligner le potentiel de la commande publique et privée comme moteur d’un développement durable et inclusif.

Cette première journée des JEE 2025 ouvre ainsi des perspectives prometteuses pour la suite de l’événement et confirme la dynamique engagée en faveur d’un écosystème entrepreneurial plus fort, plus innovant et plus ancré dans les réalités locales.

Ce jeudi 6 novembre, l’amphithéâtre B de l’Université de Parakou a accueilli la cérémonie de lancement de la deuxième édition du Mois de l’Entrepreneuriat au Bénin (MEB 2025).
Initiée par l’ ADPME BENIN, en partenariat avec plusieurs acteurs clés de l’écosystème, cette édition vise à valoriser les initiatives entrepreneuriales et à renforcer la dynamique des PME sur l’ensemble du territoire national.

La cérémonie a été marquée par les interventions du Vice-Recteur de l’Université de Parakou, le Professeur Thierry Armel ADOKONOU, du Directeur Général de l’ ADPME BENIN, M. Laurent Gangbes, de l’Ambassadeur de l’Union Européenne au Bénin, M. Stéphane Mund, ainsi que des Ministres Conseillers Mariam DJAOUGOU SACCA et BIO GUERA Saka Kina.

Le lancement officiel du Mois de l’Entrepreneuriat a ensuite été effectué par M. Janvier YAHOUÉDÉHOU, Ministre Conseiller et Coordonnateur du Collège des Ministres Conseillers à la Présidence de la République.

Dans son allocution, M. Laurent Gangbes a présenté le programme de cette deuxième édition, qui comprend notamment des masterclass, des séances de speed coaching, des rencontres de l’économie sociale et solidaire, ainsi que les Journées de l’Écosystème Entrepreneurial (JEE) organisées dans plusieurs villes du Bénin.

RESUME ANALYTIQUE

Le projet du Développement de L’Entrepreneuriat Féminin et l’Accès au Financement (WEDAF), financé par le gouvernement béninois et la Banque mondiale, vise à transformer durablement l’entrepreneuriat féminin au Bénin en améliorant l’accès au financement, les capacités des femmes entrepreneurs et l’écosystème entrepreneurial. Dans ce contexte, un Plan de Mobilisation des Parties Prenantes (PMPP) a été élaboré avec pour objectif d’assurer l’information, la consultation et la participation active de toutes les parties prenantes, en mettant un accent particulier sur les groupes vulnérables et l’inclusion d’un Mécanisme de Gestion des Plaintes (y compris pour les violences basées sur le genre). Il couvre l’ensemble du territoire national dans le cadre de la Stratégie Nationale de Promotion et de Développement des PME et repose sur une approche méthodologique participative et inclusive, incluant identification, cartographie et consultation des acteurs clés. Les données recueillies ont permis de définir les rôles, les niveaux d’influence et les dispositifs de communication et de gestion des plaintes, avec une validation finale prévue lors d’un atelier coordonné par les partenaires du projet.

En effet, le PMPP identifie comme parties prenantes principales les femmes entrepreneures bénéficiaires des différentes composantes du WEDAF, ainsi que les structures d’appui, institutions financières et associations professionnelles impliquées dans le projet. Il reconnaît également l’importance des parties concernées non directement bénéficiaires, telles que les ministères sectoriels, agences de mise en œuvre, prestataires de services, ONG, médias et autorités locales, qui jouent un rôle clé dans la coordination, la régulation et l’accompagnement du projet. Enfin, le plan met un accent particulier sur les groupes vulnérables — femmes rurales, jeunes entrepreneures, cheffes de ménage, femmes handicapées ou âgées, micro-entreprises informelles, et celles issues de zones reculées ou soumises à des contraintes socioculturelles — afin de garantir leur inclusion effective et leur accès aux informations, services et financements offerts par le projet.

Le PMPP identifie plusieurs besoins principaux des parties prenantes — information régulière, accompagnement technique, renforcement des capacités et mise en réseau — et définit des méthodes adaptées de mobilisation, incluant réunions, médias, ateliers et points focaux locaux. Une attention particulière est portée aux groupes vulnérables, avec des mesures spécifiques d’inclusion, de communication adaptée, d’accompagnement personnalisé et d’accès facilité aux dispositifs du projet, garantissant leur participation effective et équitable aux bénéfices du WEDAF.

La mise en œuvre du PMPP du projet WEDAF sera assurée par les principaux acteurs de mise en œuvre de WEDAF : la CDC-Bénin, l’ADPME, le FIGPME et les partenaires locaux, mobilisant des ressources financières, humaines et logistiques pour la sensibilisation, le renforcement des capacités, la communication et le suivi des parties prenantes. Le PMPP est mise en œuvre avec des responsabilités clairement réparties entre l’équipe E&S, les spécialistes en communication, les coordinations locales et les dispositifs de gestion des plaintes, garantissant un suivi rigoureux et inclusif de la mobilisation.

Un Mécanisme de Gestion des Plaintes (MGP) du projet WEDAF a été élaboré pour permettre à toutes les parties prenantes de signaler leurs préoccupations de manière sûre, confidentielle et transparente, via plusieurs canaux, avec un traitement rapide et impartial. Ce mécanisme repose sur une approche décentralisée avec un Comité Local de Gestion des Plaintes et un Comité National de Gestion des Plaintes et de Recours, garantissant un suivi efficace et la possibilité d’escalade en cas de non-résolution. Les plaintes sensibles liées aux violences basées sur le genre, à l’exploitation et aux abus sexuels ou au harcèlement sexuel seront traitées selon un protocole renforcé, confidentiel et coordonné, incluant soutien médical, psychologique et juridique.

Le suivi participatif du PMPP du projet WEDAF impliquera toutes les parties prenantes, y compris les bénéficiaires, les SAE, les autorités locales et les institutions partenaires, à travers des outils de suivi réguliers et des missions de terrain pour évaluer l’efficacité des activités et la satisfaction des participants. Les résultats seront communiqués périodiquement via les canaux prévus, avec un suivi spécifique du Mécanisme de Gestion des Plaintes, y compris pour les plaintes sensibles (VBG/EAS/HS), et des rapports adaptés aux différents groupes de parties prenantes.

Source : Plan de mobilisation des parties prenantes (PMPP) du projet WEDAF

Informations supplémentaires

Sous l’autorité de la coordonatrice du PAEB, le/la gestionnaire de portefeuille aura pour responsabilités :

1. Gestion et suivi du portefeuille d’entreprises bénéficiaires

  • Assurer, en coordination avec les prestataires techniques et financiers du projet, un suivi 360° des entreprises bénéficiaires (besoins, appuis techniques et financiers, décaissements, avancée des plans d’investissement).
  • Suivre l’état d’avancement des dossiers, identifier les blocages et proposer des actions correctives.
  • Contribuer à la segmentation et à la priorisation des entreprises à accompagner.
  • Renforcer la capacité technique des experts investissement sur les thématiques d’analyse des dossiers d’entreprises et de suivi des risques.
  • Gestion de la relation avec les banques, la CDCB, les SAE et les autres partenaires

2. Agir comme point focal principal de I’I_JGP auprès des banques partenaires, de Caisse des Dépôts et

  • Consignations du Bénin (CDCB), des Structures d’Appui aux Entreprises (SAE) et, le cas échéant, des PME bénéficiaires.
  • Organiser et animer, en lien avec la Coordonnatrice et les experts investissement, les échanges avec ces partenaires (revues de portefeuille, suivi des engagements, résolution de problèmes).

3. Pilotage opérationnel et appui à la Coordonnatrice

  • Assurer la remontée des données opérationnelles du service accompagnement, en collaboration avec le Responsable suivi-évaluation.
  • Coordonner le travail opérationnel des experts investissement pour assurer la cohérence et la fluidité de la mise en œuvre des priorités.
  • Suivre les décaissements et la bonne exécution des appuis financiers et techniques, en étroite collaboration avec l’équipe financière.
  • Préparer des notes de synthèse et des tableaux de bord à l’attention de la Coordonnatrice pour éclairer la prise de décision.

4. Analyse, risques et amélioration continue

  • Mettre à profit son expérience bancaire (crédit, engagements, risques) pour contribuer à la qualité des dossiers de financement et à la maitrise des risques.
  • Proposer des améliorations des procédures et outils de suivi du portefeuille (indicateurs, alertes, reporting).
  • Contribuer à la capitalisation des bonnes pratiques et à la diffusion d’une culture de gestion proactive des risques au sein de I’UGP et auprès des partenaires.

Informations supplémentaires

Sous la supervision du Responsable Administratif et Financier (RAF), le/la Comptable aura pour principales

responsabilités :

 

  • préparation et enregistrement des opérations comptables

Préparer, vérifier et enregistrer les pièces et documents financiers et comptables dans le respect du

plan comptable et des procédures du projet ;

Mettre en place et appliquer des procédures de classement et d’archivage des pièces comptables

(physiques et numériques), en garantissant la traçabilité.

  • Gestion de la comptabilité générale, analytique et matières

Gérer la comptabilité générale, analytique et matières du projet, sous la responsabilité du RAF ;

Participer à l’élaboration des états financiers selon le référentiel comptable en vigueur.

  • Suivi des dépenses, approvisionnements et marchés

Participer à l’organisation de l’approvisionnement en fournitures et consommables, au suivi des pro

forma et à la gestion des dépenses correspondantes ;

Participer à la planification, la programmation et au suivi de l’exécution des marchés de biens et

services passés durant la mise en œuvre du projet (en lien avec la passation de marchés et le RAF).

  • Trésorerie et opérations financières

Suivre les mouvements des opérations financières sur les comptes de fonctionnement (banque et

caisse) ;

préparer les ordres de paiement, assurer le suivi des règlements aux fournisseurs et prestataires, et

contribuer aux rapprochements bancaires.

  • Gestion des immobilisations et inventaires

Rapprocher la liste des biens et services acquis avec l’état des immobilisations, l’inventaire physique,

les marchés signés et les factures des fournisseurs ;

Mettre à jour la liste des immobilisations dans le registre dédié et contribuer à l’organisation des

inventaires périodiques.

  • Rapports financiers, audits et contrôles

Participer à la rédaction des rapports périodiques d’exécution financière ;

Participer à la préparation et à l’organisation de l’audit annuel et de la revue à mi-parcours (mise à

disposition des pièces, réponses aux demandes des auditeurs, corrections des observations).

Informations supplémentaires

Dans le cadre de l’exécution des activités du Projet d’Appui à l’Entrepreneuriat au Bénin (PAEB), il est prévu le recrutement Expert (e) Investissement et Accompagnement chargé(e) d’accompagner la

structuration, le suivi et la mise en œuvre des appuis techniques et financiers au profit des entreprises bénéficiaires, en étroite collaboration avec les prestataires techniques et financiers du dispositif.

L’objectif général de ce recrutement est de doter l’UGP du PAEB d’un Expert Investissement et Accompagnement pour assurer l’accompagnement, la structuration, le suivi et la mise en œuvre des appuis techniques et financiers au profit des entreprises bénéficiaires.

Informations supplémentaires

L’Agence de Développement des Petites et Moyennes Entreprises (ADPME), créée en tant que Guichet Unique des petites et moyennes entreprises au Bénin, est placée sous la tutelle du Ministère des PME et de la Promotion de l’Emploi (MPMEPE).
Elle a vocation à fédérer et à mettre en cohérence l’ensemble des interventions publiques en appui aux MPME avec une offre intégrée d’accompagnement, d’orientation et de financement des MPME.

Dans le cadre du renforcement de son équipe, l’Agence envisage de recruter :

  • Un (01) Conducteur de Véhicules Administratifs (CVA).

Informations supplémentaires

L’ Agence de Développement des PME (ADPME) assure la maitrise d’ouvrage globale du PAEB et met

en œuvre le projet au travers d’une Unité de Gestion du PAEB (UGP) chargée d’exécuter le plan d’action

du projet conformément aux procédures de l’AFD et avec l’assistance technique d’Expertise France.

Dans le cadre de l’exécution des activités du Projet d’ Appui à l’Entrepreneuriat au Bénin (PAEB) sous

financement de l’ Agence Française de Développement et de l’Union Européenne et mis en œuvre par

l’ Agence de Développement des Petites et Moyennes Entreprises (ADPME), il est prévu le recrutement

d’un conducteur de Véhicule Administratif (CVA).

L’objectif général de ce recrutement est de doter l’UGP du PAEB de deux Conducteurs de Véhicule

Administratif pour assurer les services de son fonctionnement.

La société WAKAPOU BÉNIN a le plaisir d’informer qu’elle est désormais mise en vente.
Suite à la suspension de ses activités pour des raisons de conditions de marché défavorables, la cession porte exclusivement sur les bâtiments, le terrain et les équipements existants.

RESUME ANALYTIQUE

L’environnement de compétitivité des entreprises constitue aujourd’hui un levier stratégique de développement, car il conditionne la capacité d’un pays à attirer les investissements, stimuler l’innovation et créer des emplois durables. Le Bénin, à travers les réformes engagées depuis 2016 et consolidées par le Programme d’Actions du Gouvernement (PAG 2021-2026), a multiplié les initiatives – (i) la réduction des coûts et délais de création d’entreprises ; (ii) la formalisation des entreprises en ligne ; (iii) la dématérialisation des procédures de dédouanement ; (iv) la délivrance du permis de construire en deux semaines ; (v) la réduction de la taxe professionnelle synthétique pour les petites et moyennes entreprises (PME) ; (vi) l’exonération du versement patronal sur salaire pour les entreprises nouvelles ; (vii) l’incitation à la formalisation des entreprises, à travers la réduction du montant de l’impôt sur les sociétés – pour dynamiser le secteur privé et améliorer le climat des affaires. Par ailleurs, pour un meilleur accompagnement de ce secteur et afin de permettre aux investisseurs de mieux s’informer sur l’environnement des affaires au Bénin, le Gouvernement a confié à certaines structures la mission de mettre en lumière l’attractivité de l’économie nationale. C’est dans ce cadre que s’inscrit le présent Rapport Annuel sur l’Environnement des Entreprises (RAEE), réalisé chaque année par la Direction générale de l’Économie, avec pour objectif d’analyser l’évolution du climat des affaires au Bénin. Plus spécifiquement, l’édition 2022 du rapport dresse un état des lieux des entreprises formelles et informelles en 2021 et formule des recommandations pour renforcer leur compétitivité et soutenir le développement économique du pays. Sur le plan méthodologique, l’étude a été conduite dans les communes d’Abomey-Calavi, Cotonou, Porto-Novo et Sémè-Podji, qui affichent une représentativité de près de 80% des entreprises, ciblant à la fois les entreprises formelles et informelles. Pour les entreprises formelles, un échantillon stratifié à deux degrés a été constitué à partir de la base DSF 2017 de l’INStaD, aboutissant à l’enquête effective de 1 452 entreprises sur 1 800 prévues (taux de sondage de 80,66%). Quant aux entreprises informelles, faute de base de sondage récente, un échantillon de 525 unités a été établi selon la méthode des quotas par branche d’activité et par localisation, en s’appuyant sur la structure issue de de l’Enquête Régionale Intégrée sur l’Emploi et le Secteur Informel (ERIESI) de 2018 réalisée par l’INStaD. En ce qui concerne l’analyse des données, l’étude a mobilisé l’Analyse en Composantes Multiples (ACM) pour construire les sous-indices de perception du climat des affaires et l’Analyse en Composantes Principales (ACP) pour élaborer l’indice agrégé de l’environnement des entreprises (IEE). Enfin, un modèle probit ordonné a été appliqué afin d’identifier les caractéristiques des entreprises et des dirigeants influençant la perception de l’IEE et de ses sous-indices.

Les résultats montrent que les entreprises formelles au Bénin sont dominées par le commerce (31,4 %), les autres services (24,4 %) et le BTP (12,1 %), et qu’elles sont principalement des microentreprises (87,5 %) et des petites entreprises (11,6 %). L’indice global de perception de l’environnement des entreprises est estimé à 55,6 %, avec une appréciation relativement favorable de la fiscalité (55,3 %) et des infrastructures et technologies (59,7 %), tandis que la perception du financement reste faible (41,9 %), seulement 8,8 % des entreprises ayant eu recours au crédit. Comme contraintes, il ressort que le coût élevé du crédit (43,6 %) et les garanties excessives (26,7 %) constituent les principaux freins. En ce qui concerne le secteur informel, il est animé principalement par des microentreprises (81%), avec une forte concentration dans le commerce (48,8%), suivi de l’industrie (18,5%). La perception de l’environnement des affaires est globalement moyenne (58,3%), avec des indices favorables pour le commerce intérieur (54,4%), le commerce extérieur (58,1%) et les infrastructures et technologies (57,2%). Toutefois, le secteur reste très fragile en matière de financement, dépendant largement des tontines (34,7%) et des institutions de microfinance (58,7%).

Les résultats de probit montrent que plusieurs facteurs exercent une influence positive sur la perception des promoteurs des entreprises formelles sur l’IEE. En effet, l’âge de l’entreprise, la forme juridique (notamment les  SRL), certaines branches d’activités (industrie manufacturière), et la nationalité étrangère hors Afrique du manager augmentent la probabilité d’une perception favorable. De même, un niveau d’instruction du manager élève la perception de la gestion de la fiscalité et des effets de la Covid-19. Par ailleurs, certains facteurs présentent une influence négative : la taille de l’entreprise, certaines formes juridiques comme les SA, le secteur du transport, le fait d’être un manager étranger hors Afrique pour le commerce extérieur, ainsi que des niveaux d’instruction intermédiaires pour certains indices.

Par rapport aux entreprises du secteur informel, les estimations économétriques révèlent que plusieurs facteurs exercent une influence positive sur la perception de l’environnement des affaires dans le secteur informel. Il s’agit notamment du chiffre d’affaires mensuel (plus il est élevé, plus la perception est favorable), du niveau d’instruction du manager (supérieur ou secondaire cycle 1), de certaines branches d’activités (autres services, éducation, transport, hôtellerie, commerce), de la commune d’implantation, de l’âge de l’entreprise, ainsi que de la nationalité du manager. Ces facteurs augmentent significativement la probabilité d’une bonne perception de l’IEE, de la fiscalité, du commerce intérieur et extérieur, des infrastructures, du financement et de la gestion des effets de la Covid‑19. À l’inverse, le fait que le manager soit un homme réduit la probabilité d’une bonne appréciation du climat des affaires et du commerce intérieur. Certaines branches d’activités (restauration, agriculture, industrie manufacturière) sont associées à une perception moins favorable, notamment en matière de financement et d’effets de la Covid‑19. Enfin, la localisation dans certaines communes comme Cotonou, Abomey-Calavi et Sèmè-Podji peut limiter la perception positive comparée à Porto-Novo.

Pour finir, l’étude met en évidence le rôle central des entreprises béninoises dans la création d’emplois et le dynamisme économique. Toutefois, les analyses révèlent quelques insuffisances majeures : (i) les mesures fiscales sont méconnues de la part de la majorité des promoteurs des entreprises formelles et informelles, (ii) la problématique du financement demeure encore un grand défi à relever pour le secteur privé béninois et (iii) en termes de relation commerciale, à peine 26% des entreprises formelles arrivent à effectuer des opérations d’achat ou de vente sur les marchés internationaux. Ces constats soulignent l’urgence d’améliorer l’environnement des affaires et d’évaluer l’efficacité des mécanismes de financement pour soutenir la croissance et la compétitivité du secteur privé au Bénin.

 

Source et année de réalisation :

Direction Générale de l’économie (DGE). (2022). Rapport annuel sur l’environnement de compétitivité des entreprises. Direction de la Promotion et de la Coopération Économiques. Rapport, édition 2022, 1-129.

 

RESUME ANALYTIQUE

En dépit des effets de chocs successifs (COVID-19, invasion de l’Ukraine par la Russie, chocs climatiques et défi sécuritaire au nord du pays), l’économie béninoise a fait preuve de résilience, en 2022 avec une croissance soutenue du PIB réel de 6%, après une performance remarquable de 7,2%, en 2021. Les perspectives économiques sont favorables à une croissance forte de 6,2% en 2023, puis de 6%, en 2024. En ce qui concerne la croissance verte, le Bénin affiche un potentiel considérable, soutenu depuis une décennie par un engagement politique fort en faveur de l’action climatique et de l’industrialisation durable.  Cependant, les performances du pays en matière de croissance verte ont baissé au cours de la période 2010-2021 et sont fortement corrélées à la régression du pays au niveau de certaines des composantes de l’indice de croissance verte, en particulier l’utilisation efficace et durable de l’énergie et de la qualité environnementale. Cette baisse de la performance est associée à un déficit de financement du secteur privé, très en deçà des besoins pour atteindre les objectifs de la Contribution déterminée au niveau national (CDN) du pays et accélérer la transition. La présente étude a été initiée pour examiner, à l’échelle pays, le rôle du secteur privé dans le financement en faveur de la lutte contre les changements climatiques et la croissance verte, tout en explorant la possibilité d’exploiter le capital naturel pour promouvoir la croissance verte. Sur le plan méthodologique, l’étude s’est appuyée sur les données secondaires tirées du rapport principal des Perspectives économiques en Afrique (PEA) en 2023 du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD).

Les résultats de l’étude indiquent que le Bénin affiche un engagement politique fort en faveur de la croissance verte et de l’action climatique, soutenu par plusieurs cadres stratégiques dont la Vision Alafia 2025, le Plan national de développement (PND) 2018-2025, le deuxième PAG 2021-2026, la Loi 2018 sur les changements climatiques, le Plan national d’adaptation aux changements climatiques, la stratégie de développement à faible intensité de carbone et résilient aux changements et la mise à jour de la CDN 2021-2030. Mais les progrès mesurés par l’indice de croissance verte (ICV) montrent une tendance décroissante, passant d’un score de 50,16 en 2010 à 49,8 en 2021, malgré une performance légèrement supérieure à la moyenne africaine. Les reculs concernent notamment l’utilisation efficace et durable de l’énergie, la qualité de l’environnement et l’équilibre des genres. En ce qui concerne les composantes de l’ICV où les scores sont encore en dessous de la moyenne on retrouve en particulier le commerce vert, la protection sociale, la gestion de l’eau, l’accès aux services de base et la préservation des écosystèmes. Cela suggère le besoin d’accroître les investissements importants pour promouvoir la croissante verte avec une forte mobilisation du secteur privé. Selon le PAG 2021-2026, ce secteur devrait couvrir 52 % du coût total des projets (20 milliards USD). Cependant, les financements autour de la croissance verte au Bénin restent limités avec 420 millions USD mobilisés en 2019/2020, couvrant à peine 41 % des besoins annuels du pays pour atteindre ses engagements climatiques. De ces financements, seulement 11,5 millions USD proviennent du secteur privé en particulier de sources internationales (soit 2,7 % du total), traduisant que les investissements du secteur privé national par leurs propres ressources restent encore embryonnaires. La majorité des fonds est orientée vers l’adaptation (68 %), tandis que l’atténuation (23 %) et des secteurs essentiels comme la santé, l’éducation et la gestion des risques (9 %) demeurent largement sous-financés.

En terme de besoins, il ressort de cette étude que, le Bénin devra mobiliser entre 1,2 et 1,3 milliard USD par an d’ici 2030 pour répondre efficacement aux effets des changements climatiques et réussir sa transition vers la croissance verte, ce qui implique une contribution accrue du secteur privé pouvant représenter entre 25 % et 75 % des besoins, soit jusqu’à 610,7 millions USD par an. Dans cette dynamique, le pays explore des mécanismes de financements innovants, notamment avec l’appui de la BAD à travers la Garantie partielle de crédit (GPC), qui a permis en 2022 de lever 350 millions d’euros sur les marchés internationaux et de lancer en 2023 la première facilité de financement vert africaine à la Caisse de dépôts et consignations du Bénin.

Par ailleurs, le Bénin dispose de vastes opportunités pour mobiliser les financements privés dans la croissance verte, notamment à travers l’industrialisation verte (énergies renouvelables, technologies photovoltaïques, véhicules et batteries électriques, industries économes en énergie), le développement de l’agriculture durable, l’économie bleue, la foresterie et le recyclage des déchets. L’urbanisation rapide et la transition énergétique offrent également un fort potentiel d’investissements privés dans les infrastructures résilientes, les villes durables, les systèmes de transport de masse et les services d’énergie solaire, générant ainsi emplois verts, innovation et résilience climatique. Néanmoins, les principaux obstacles au financement privé de la croissance verte au Bénin résident dans l’absence d’une stratégie nationale actualisée et de pipelines de projets adaptés, la faible diversification des instruments financiers (obligations vertes, bleues, sociales) et un cadre réglementaire insuffisant pour attirer les investisseurs. S’y ajoutent des capacités techniques, humaines et institutionnelles limitées, notamment pour structurer des Partenariats Publics Privés (PPP) verts et faciliter l’accès des MPME – souvent informelles – aux financements climatiques.

Dans ces conditions, l’étude met en évidence plusieurs voies de mobilisation du financement privé pour la croissance verte au Bénin dont la mise en place de politiques et cadres réglementaires adaptés, le développement d’instruments financiers durables (obligations vertes, bleues, sociales), l’utilisation du financement mixte, ainsi que l’exploration des marchés émergents du carbone. Elles passent aussi par un recours accru aux banques multilatérales et institutions financières de développement, et par le renforcement de la collaboration entre toutes les parties prenantes.

Source et année de réalisation :

Banque Africaine de Développement (BAD). (2023). Rapport Pays 2023 Bénin. Mobiliser les financements du secteur privé en faveur du climat et de la croissance verte, 1-45.

AVIS À MANIFESTATION D’INTÉRÊT POUR LA SELECTION DES
CENTRES D’EDUCATION DE LA PREMIERE COHORTE DU LABEL 
CACEPI

Informations supplémentaires

L’Agence de Développement des PME (ADPME) assure la maîtrise d’ouvrage globale du PAEB et met

en œuvre le projet au travers d’une unité de Gestion du PAEB (UGP) chargée d’exécuter le plan

d’action du projet conformément aux procédures de l’AFD et avec I ‘assistance technique d’Expertise

France.

Le projet est en cours d’ exécution depuis 18 mois. A la suite du départ du spécialiste suivi-évaluation,

redevabilité et apprentissage (SERA), I’ADPME recrute son remplaçant.

 

Le Spécialiste SERA est responsable du dispositif de suivi-évaluation et de reporting au sein de l’Unité

de Gestion du PAEB composée de 10 personnes que sont :

  • un Responsable de l’Unité de Gestion
  • Trois (3) experts Investissement et Accompagnement (IQA)
  • Une Experte Environnement, Social et Genre (E/ESG)
  • Un Spécialiste en Suivi-Évaluation, Redevabilité et Apprentissage (S/SERA)
  • Un Spécialiste en Passation de Marchés (SPM)
  • Un Responsable Administratif et Financier (RAF)
  • une Assistante Administrative (AA)
  • une Assistante Comptable (AC)

A l’initiative de Mme Mariam DJAOUDA SACCA, Ministre Conseiller aux Affaires Sociales et au Travail, une séance d’échanges s’est tenue au sein de l’université de Parakou l’après-midi de ce jeudi 11 septembre 2025 avec les étudiants sur le thème : « Opportunités et insertion professionnelle au Bénin ».

Cette séance a été animé par des personnalités comme M. Laurent GANGBES (Directeur de l’ADPME) et M. Urbain AMÉGBÉDJI (Directeur Général de l’ANPE).

RESUME ANALYTIQUE

Au Bénin, le développement de l’entrepreneuriat demeure un levier essentiel pour la lutte contre la pauvreté, notamment à travers l’accès à l’information, au capital et aux marchés. Dans la perspective de renforcer l’accompagnement des entrepreneurs par une meilleure structuration des opportunités d’investissement, cette étude a été initiée par TechnoServe, via le projet BeniBiz, en partenariat avec la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin (CCI Bénin). Elle a pour objectif de cartographier les domaines d’activités à fort potentiel économique dans six départements du Bénin et de fournir aux entrepreneurs des informations stratégiques pour faciliter leur prise de décision et favoriser l’essor de micro-entreprises avec un capital initial modeste.

L’étude repose sur une approche combinant revue documentaire, enquêtes de terrain et analyses statistiques pour identifier et cartographier les domaines d’activités à fort potentiel économique dans six départements du Bénin. Ce processus s’est structuré en quatre étapes clés : l’identification préliminaire des secteurs porteurs, la validation par les acteurs locaux, l’exploitation des données agricoles et l’évaluation de la rentabilité financière, aboutissant à une sélection des 15 meilleures opportunités d’investissement adaptées à un capital initial de 150 000 à 500 000 FCFA.

L’étude identifie plusieurs domaines d’activités à fort potentiel économique accessibles avec un capital initial maximal de 500 000 FCFA dans six départements du Bénin. Dans l’Alibori, les opportunités incluent la transformation du riz, la culture de la tomate « Padma », de l’oignon, du piment « Gbatakin » et du maïs, ainsi que le maraîchage à Malanville et Karimama. Le Borgou se distingue par l’élevage de poulets Goliath, l’embouche ovine et la production de soja, avec une rentabilité plus incertaine pour l’igname. L’Atacora-Donga offre des opportunités dans la transformation du riz, la restauration, l’embouche ovine, l’élevage de pintades et la production de piment. Dans le Zou, les secteurs porteurs sont la production de manioc, l’arachide, le lavage auto-motos, avec d’autres activités rentables comme le maïs, les légumes, l’élevage de lapins et la restauration. Enfin, dans l’Atlantique, les jeunes peuvent entreprendre dans la production de chips, de purées de tomate et de piment, le maïs frais et le maraîchage, avec la possibilité d’exploiter des activités rentables d’autres départements comme la restauration et le lavage auto-motos.

L’étude souligne que les startups orientées vers les TIC et l’innovation nécessitent un niveau d’études minimum de BAC+3 et un accompagnement technique et financier dépassant le capital de 500 000 FCFA, rendant leur accès au financement difficile. Pour les jeunes entrepreneurs disposant d’un investissement initial entre 150 000 et 500 000 FCFA, des mini plans d’affaires ont été élaborés dans six départements, couvrant des activités variées : transformation du riz, culture d’oignon, commercialisation du piment et embouche ovine (Alibori) ; production de soja et élevage de poulets Goliath (Borgou) ; restauration et élevage de pintades (Atacora-Donga) ; production de manioc et lavage auto-motos (Zou) ; transformation de tomate et piment, production de chips et maïs frais (Atlantique). Pour garantir le succès de ces projets, il est recommandé de renforcer les capacités des jeunes, de faciliter l’acquisition d’équipements et intrants, et de mettre en place un accompagnement via la formation, le coaching et le mentorat pour assurer un suivi rigoureux des activités.

 

Source et année de réalisation :

BeniBIZ/TechnoServe (2024). Etude des domaines d’activités à fort potentiel économique dans les 4 départements du nord Bénin, l’Atlantique et le Zou et élaboration d’une quinzaine de micros plans d’affaires clés en main pour entreprendre dans la micro-entreprise. Rapport final. SGE Sarl, 1-44.

RESUME ANALYTIQUE

L’étude sur le climat des investissements au Bénin s’inscrit dans la continuité de celle réalisée en 2019 par la Banque africaine de développement (BAD) sur l’environnement des affaires. Alors que l’étude précédente se concentrait principalement sur les réformes au niveau méso et micro-économique – telles que le dialogue public-privé, les politiques d’incitation à l’entrepreneuriat, le développement de services d’appui aux entreprises et l’accès aux marchés – l’étude actuelle élargit son champ d’analyse. Elle prend en compte des facteurs macro-économiques déterminants pour l’investissement privé, notamment la stabilité politique et macroéconomique, la disponibilité et le coût des facteurs de production (énergie, transport, télécommunications), le régime fiscal et la qualité des services bancaires. Cette approche vise à identifier les principales contraintes limitant l’investissement et à proposer des mesures pour améliorer le climat des affaires.

Cependant, le Bénin fait face à deux défis majeurs : un coût d’investissement trop élevé ou un rendement insuffisant. Dans ce contexte, pour conduire cette étude, le cadre d’analyse adopté repose sur l’approche développée par Hausman, Rodrik et Velasco (HRV), qui distingue deux grandes catégories de mesures : celle visant à accroître le rendement de l’investissement (par des réformes structurelles et sectorielles) et celle visant à réduire son coût.  Par ailleurs, l’étude s’inscrit également dans un contexte économique marqué par des événements majeurs, tels que la fermeture de la frontière avec le Nigéria en 2019 et la pandémie de Covid-19 en 2020, qui ont entraîné un ralentissement de la croissance économique. Le PIB réel est ainsi passé de 6,9 % en 2019 à une prévision de 2,3 % en 2020, bien en dessous de la moyenne de 5,7 % enregistrée entre 2016 et 2019. Toutefois, une reprise est attendue en 2021, avec une croissance estimée entre 4,8 % et 6 %, selon la BAD et le gouvernement béninois.

Les résultats montrent que depuis 2016, le climat des investissements au Bénin s’est nettement amélioré grâce aux réformes engagées dans le cadre du Programme d’Action du Gouvernement (PAG 2016-2021), renforçant ainsi la compétitivité et l’attractivité du pays. Cette dynamique s’est traduite par une progression dans le classement Doing Business de la Banque mondiale, où le Bénin est passé de la 155ᵉ place en 2017 à la 149ᵉ en 2020. Les efforts en matière de gouvernance, de lutte contre la corruption et d’amélioration des infrastructures stratégiques (électricité, télécommunications, NTIC) ont permis de réduire le coût des facteurs de production. L’étude met en lumière plusieurs déterminants clés de l’investissement, notamment le capital humain, la gouvernance, les politiques budgétaires et sectorielles, ainsi que le cadre juridique et institutionnel. Deux leviers majeurs sont identifiés pour stimuler l’investissement privé : (i) l’amélioration de l’offre et de la demande des biens, et (ii) le renforcement des infrastructures. Ces axes s’alignent avec les priorités stratégiques de la Banque africaine de développement (BAD), qui appuie le développement des chaînes de valeur agricoles et de l’agro-industrie, ainsi que le renforcement des infrastructures pour une meilleure intégration régionale. D’autres partenaires techniques et financiers (PTF) soutiennent également les réformes, en se concentrant sur des domaines comme l’agriculture, l’énergie, l’eau et le capital humain, bien que des secteurs clés comme l’infrastructure numérique, la facilitation des échanges et l’accès aux services financiers restent insuffisamment pris en charge.

Pour maximiser l’impact des réformes et éviter des effets adverses, une approche séquentielle est recommandée, avec une priorité donnée à une politique transversale de soutien à l’exportation. Celle-ci repose sur le renforcement de la compétitivité des principaux produits agricoles (coton, anacarde, ananas, soja), le développement de leurs chaînes de valeur et l’amélioration des infrastructures commerciales. Des actions complémentaires sont proposées, incluant la facilitation des échanges, l’optimisation du port de Cotonou et des corridors commerciaux, ainsi que la promotion des exportations et du dialogue public-privé. Enfin, cette étude, alignée avec la stratégie de la BAD et du PAG 2016-2021, servira d’outil stratégique pour guider les interventions des partenaires techniques et financiers en faveur d’un climat d’investissement plus attractif.

Barhoumi, K., Cui, Q., Dieterich, C., End, N., Ghilardi, M., Raabe, A. and Sola, S. (2016), Pour un stimulus réussi de l’investissement au Bénin Une analyse macro-budgétaire ; International Monetary Fund, Washington, DC

 

RESUME ANALYTIQUE

Le numérique s’impose de plus en plus comme une opportunité pour accélérer la croissance économique, réduire les inégalités sociales, produire et partager des connaissances, tout en stimulant l’innovation et l’émergence de nouvelles interactions sociales. Conscient de son potentiel, le Bénin s’est engagé dans une dynamique de transformation numérique, avec pour ambition de devenir une référence en Afrique de l’Ouest. Le Bénin a pris conscience de cette opportunité en faisant du numérique un levier de l’accélération de sa croissance économique et de l’inclusion sociale. Le pays a dès lors entrepris des réformes, actions et investissements structurants pour sa transformation numérique, avec pour ambition de devenir une plateforme de référence en matière de numérique en Afrique de l’Ouest. Par ailleurs, malgré les efforts engagés pour faire du numérique un levier de développement, le Bénin fait face à un écosystème digital dont la compréhension fine est nécessaire pour identifier les leviers d’action pouvant permettre de renforcer sa croissance. C’est dans cette logique que s’inscrit la présente étude qui vise  à dresser un état des lieux de l’écosystème digital et de l’entrepreneuriat numérique au Bénin en identifiant ses forces, ses faiblesses et les opportunités de développement. Plus précisément, elle cherche à améliorer la compréhension des évolutions majeures du secteur, à cartographier les entreprises digitales et à évaluer leur niveau de maturité afin de proposer des leviers d’action pour favoriser la croissance du numérique dans le pays.

Sur le plan méthodologique, l’étude a suivi une approche de co-construction des connaissances en trois phases : (i) une phase de capitalisation et délimitation de l’objet d’étude, reposant sur une revue documentaire pour clarifier les cibles et établir une base de sondage des entreprises digitales ; (ii) une phase d’acquisition et de triangulation des informations, à travers un sondage en ligne, des entretiens et des dialogues multi-acteurs ; et (iii) une phase de génération et partage des connaissances, impliquant l’analyse des données et la validation des résultats par les parties prenantes pour assurer leur pertinence.

En effet, l’étude souligne que le secteur digital au Bénin a connu trois phases de développement : initiation (1995-2007), amorçage (2007-2015) et accélération depuis 2016, avec des réformes et investissements majeurs visant à faire du pays une plateforme numérique en Afrique de l’Ouest. Les entrepreneurs digitaux sont principalement des jeunes hommes (69% ont entre 26 et 35 ans) avec un niveau académique élevé, mais les femmes restent sous-représentées (13%). Sur 102 entreprises digitales recensées, 48% sont concentrées à Cotonou, majoritairement des micro-entreprises (69%) intervenant dans l’agriculture, l’éducation, la santé et les finances. Bien que 88% soient formalisées, elles restent jeunes, avec des dirigeants peu expérimentés et des revenus annuels souvent inférieurs à 10 millions FCFA. Elles se financent essentiellement sur fonds propres (93%) et font face à des défis majeurs : accès au financement, internet haut débit, marchés, pression fiscale et corruption. Malgré l’existence d’un environnement de soutien avec divers acteurs et les structures d’accompagnement à l’entrepreneuriat innovant (SAEI), l’absence de coordination limite l’impact des interventions, soulignant la nécessité d’une meilleure coopération pour renforcer l’écosystème digital.

Malgré l’engagement du gouvernement pour le développement du numérique, les entreprises digitales locales rencontrent des difficultés à collaborer avec l’administration publique en raison d’obstacles structurels, dont l’absence de structuration juridique adaptée (SARL, SA, SAS), une faible capacité financière et un manque de conformité aux exigences fiscales et comptables. De plus, elles sont insuffisamment informées des opportunités publiques et méfiantes quant à la transparence des appels d’offres, ce qui limite leur participation (44% seulement y répondent). Par ailleurs, bien que 95% des promoteurs d’entreprises digitales aient un niveau académique élevé (au moins Bac+3), des lacunes subsistent dans des domaines clés comme le développement, les technologies avancées, le design, le business development et la gestion de projets numériques. Pour renforcer l’écosystème digital, il est essentiel de combler ces gaps de compétences et de créer un environnement propice à la rétention des talents afin d’éviter leur fuite.

L’écosystème digital béninois, soutenu par une forte volonté politique, a le potentiel de renforcer la transformation numérique et l’inclusion sociale malgré les défis actuels. Pour y parvenir, l’étude souligne la nécessité d’accompagner les entreprises digitales avec un soutien adapté, de combler les gaps de compétences par un cadre national structuré et de faciliter leur accès aux marchés publics via une meilleure collaboration public-privé. Enfin, un écosystème inclusif et fondé sur des données probantes permettra d’orienter efficacement les décisions et interventions en faveur du numérique.

 

Source et année de réalisation :

Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) GmbH (2023). Etat des lieux de l’écosystème digital et de l’entrepreneuriat numérique au Bénin, 1-52.

RESUME ANALYTIQUE

Au Bénin comme dans de nombreux pays africains, les Micro et Petites Entreprises (MPE), représentent l’essentiel du tissu économique et jouent un rôle central en matière de création de richesses et d’emplois, d’investissements ou d’innovations. Cependant, malgré l’existence de divers dispositifs publics et privés censés faciliter l’accès au financement, les MPE continuent de faire face à des obstacles majeurs limitant leur croissance et leur contribution au développement. Il apparaît donc nécessaire de s’interroger sur l’efficacité, les défis et les limites autour des dispositifs existants, tels que les fonds de garantie publics et privés ainsi que les autres mécanismes de facilitation. C’est dans cette dynamique que s’inscrit la présente étude à double objectifs. D’une part, elle vise à évaluer l’efficacité des dispositifs de fonds de garantie publics et privés et d’autres mécanismes de facilitation existants au Bénin et dans la sous-région. D’autre part, elle vise à identifier et analyser les meilleures pratiques et expériences en vue de proposer un dispositif pertinent, inclusif et durable pour améliorer l’accès des MPE au financement. L’étude s’est appuyée sur une approche méthodologique participative combinant revue documentaire et enquêtes de terrain, avec des outils de collecte adaptés à quatre catégories d’acteurs (MPE, institutions financières, dispositifs de garantie et personnes ressources). Au total, un échantillon de 623 enquêtés, couvrant tous les départements du Bénin, a permis de recueillir des données diversifiées à travers des questionnaires digitalisés et des entretiens ciblés.

L’étude révèle que bien que 68,5 % des MPE interrogées connaissent au moins un mécanisme de facilitation de l’accès au financement, seules 17,5 % en ont effectivement bénéficié. Cette faible utilisation, confirmée par l’évaluation finale du projet BeniBiz (phase 1), s’explique par plusieurs contraintes limitant l’accès effectif aux financements. Par ailleurs, l’analyse critique des mécanismes révèle qu’ils sont globalement pertinents, car leurs objectifs répondent aux principales contraintes d’accès au financement rencontrées par les MPE. Toutefois, leur efficacité demeure relative, à commencer par les fonds de garantie de prêt, dont la performance est entravée par plusieurs limites majeures, notamment les conditions rigides de prise en charge des impayés, la mauvaise foi de certains bénéficiaires, la pression exercée sur les gestionnaires des Institution Financière (IF), y compris l’absence de données probantes sur leur additionnalité financière (marge extensive et intensive), compromettant ainsi leur durabilité à long terme. En ce qui concerne les subventions d’investissement/équipement, celles-ci ont permis de renforcer les capacités d’investissement et l’accès au crédit des MPE, en améliorant leur attractivité auprès des IF. Néanmoins, leur efficacité et leur viabilité sont limitées par le risque de dépendance, la complaisance dans l’octroi et l’ancrage d’une culture d’assistanat peu favorable à l’autonomisation des bénéficiaires.

Le Suivi-Accompagnement Technique (SAT), bien que pertinent pour renforcer les capacités des MPE et améliorer la qualité de leurs demandes de prêts, reste limité par l’incapacité des MPE à en supporter les coûts et l’absence de financements extérieurs durables. De même, la Bonification du Taux d’Intérêt (BTI), malgré ses avantages apparents, engendre des distorsions de marché et une dépendance des MPE, compromettant ainsi son efficacité et sa viabilité à moyen et long termes.

En complément des mécanismes précédents, l’étude s’est également intéressée au Crédit-Bail et à l’Assurance-Crédit, deux dispositifs d’accompagnement financier dont les expériences offrent des enseignements contrastés en matière de pertinence, d’efficacité et de durabilité. En termes de performance, l’étude révèle que malgré la pertinence du Crédit-Bail pour répondre aux contraintes d’investissement des MPE, son efficacité a été limitée en raison de l’échec de son expérimentation, de la mauvaise utilisation des équipements et de l’absence d’un marché secondaire fiable. L’Assurance-Crédit souffre d’une faible culture de l’assurance et d’un manque de rentabilité lié à l’insuffisance de bénéficiaires et à un contexte climatique et sanitaire de plus en plus instable.

À l’issue des résultats de l’étude, il est recommandé de mettre en place un dispositif intégré combinant plusieurs mécanismes de facilitation de l’accès au financement, notamment un fonds de garantie associé à un suivi-accompagnement technique, complété par des subventions d’investissement et la bonification du taux d’intérêt selon les besoins spécifiques des MPE. Ce dispositif doit être adapté aux différents niveaux de maturité des MPE, avec un soutien public privilégié pour les startups et petites entreprises, tandis que les MPE établies bénéficieront davantage de mécanismes privés et de la bonification du taux d’intérêt. Par ailleurs, chaque mécanisme doit être encadré par des conditions précises pour en renforcer l’efficacité, la durabilité et limiter les risques, comme la répartition des risques pour le fonds de garantie, la limitation de la bonification du taux d’intérêt, et la sensibilisation à l’assurance-crédit.

Source et année de réalisation :

TechnoServe (2024). Étude sur l’efficacité des dispositifs de fonds de Garantie publics et privés au bénin et autres Instruments de facilitation du financement des micro et Petites entreprises (MPE) au Bénin et dans la sous-région. BeniBiz, 1-57.

Ce jeudi 26 juin 2025, s’est tenue au Novotel Cotonou la quatrième édition de PME Connect, l’afterwork professionnel organisé par l’Agence de Développement des Petites et Moyennes Entreprises (ADPME Bénin) en partenariat avec l’ABSSA, avec le soutien de l’Agence Française de Développement (AFD).

Cet événement a rassemblé plus de 200 participants issus de divers secteurs économiques pour échanger autour d’un enjeu clé pour les MPME béninoises : l’accès aux Autorisations de Mise sur le Marché (AMM).

📍 Thème de cette édition :
« Dispositifs d’accompagnement de l’ADPME et de l’ABSSA à l’obtention des Autorisations de Mise sur le Marché pour les PME/PMI agroalimentaires »

La soirée a débuté par une allocution du Directeur Général de l’ADPME, M. Laurent GANGBES, qui a rappelé la vocation des afterworks PME Connect : connecter les PME locales aux opportunités économiques, techniques et institutionnelles.

Ensuite, M. Jacques AYADJI, Ministre Conseiller, a salué l’engagement de l’ADPME dans la construction d’un environnement propice à la croissance des entreprises et à leur mise en réseau.

L’événement a aussi été marqué par :
✨ Le pitch de six femmes entrepreneures, toutes bénéficiaires des programmes d’accompagnement de l’ADPME, venues partager leurs réussites et les impacts de l’accompagnement public sur leur développement.

Après les pitchs, Madame Gisèle OUINSAVI, Chargée du programme PAEFA (Programme d’Appui à l’Entrepreneuriat Féminin Artisanal), a présenté les objectifs, les résultats et les perspectives du programme en faveur des femmes entrepreneures dans l’artisanat.

Puis, M. Aldo CODO, Responsable Communication de l’ADPME, et M. Grégoire GAILLY, Responsable de projet chez Expertise France, ont présenté en avant-première le Mois de l’Entrepreneuriat au Bénin (MEB2025), une initiative nationale prévue pour dynamiser l’écosystème entrepreneurial autour de forums, formations, concours et rencontres d’affaires dans tout le pays.

Enfin, M. Jean-Kisito Kinnou CHABI SIKA, Directeur Général de l’ABSSA, a présenté les dispositifs d’accompagnement de l’ADPME en partenariat avec l’ABSSA, conçus pour faciliter l’obtention quasi gratuite des AMM pour une centaine de PME en 2025.

Comme à chaque édition, la soirée s’est conclue par une session de networking et un cocktail convivial, favorisant les échanges et la création de nouvelles collaborations.

Merci à tous les participants, partenaires institutionnels, financiers et techniques pour cette belle mobilisation en faveur de la structuration des PME béninoises !

1000382346

Formation et installation en élevage de poulets de chair

Le Gouvernement du Bénin, à travers l’Agence Nationale pour l’Emploi (ANPE) et l’Agence de Développement des Petites et Moyennes Entreprises (ADPME), lance un programme intégré de formation, de préparation à l’entrepreneuriat et d’installation, au profit de 1000 jeunes futurs entrepreneurs dans le domaine de l’élevage de poulets de chair.

Ce programme vise à former une nouvelle génération d’entrepreneurs avicoles, en leur offrant :

  • des formations techniques et pratiques spécialisées en élevage de poulets de chair,
  • une préparation à l’entrepreneuriat,
  • et une installation complète, incluant la construction de deux poulaillers, la fourniture des équipements nécessaires et des intrants de démarrage.

Phase Pilote - 100 Jeunes dans l’Atlantique et l’Ouémé

Ce projet démarre par une phase pilote dans les départements de l’Atlantique et de l’Ouémé avec un recrutement de 100 jeunes. Elle sera suivie d’une campagne nationale, qui offrira l’opportunité aux jeunes éligibles sur l’ensemble du territoire de soumettre leur candidature.

Pour la phase pilote, un appel à candidatures pour les jeunes est ouvert jusqu’au 30 juin 2025 à minuit.

Les personnes ayant déjà postulé ne sont pas concernées par ce nouvel appel. Leurs dossiers sont en cours de traitement.

Conditions de participation :

  • être de nationalité béninoise,
  • résider dans l’Atlantique ou l’Ouémé,
  • être âgé(e) de 18 à 30 ans,
  • être motivé(e) et intéressé(e) par l’élevage de poulets de chair,
  • disposer d’un terrain exploitable dans l’un des deux départements.

Modèle de contrat de bail

Croquis illustratif pour installation du jeune sur site individuel (1250 m²)

FAQs

La superficie minimale de 1 250 m² a été retenue en tenant compte des infrastructures à implanter – notamment deux poulaillers de 100 m² chacun, un dortoir/magasin et une fosse à cadavres – mais aussi, et surtout, en accord avec les normes de distanciation définies par le Ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche. Ces normes concernent à la fois les distances entre les infrastructures elles-mêmes, mais également celles à respecter vis-à-vis des voies publiques et des zones d’habitation. Un croquis illustratif est joint en annexe pour mieux visualiser l’aménagement type du site.

Non, mais avoir un diplôme en agriculture ou une expérience en agriculture est un atout.

C’est l’idéal. Vous pouvez accompagner ces documents d’un levé topographique afin d’éviter toute contestation des limites du terrain par la suite.

Pour vous inscrire allez sur : https://avipreneurs.service-public.bj et cliquer en bas sur faire une demande.

Le projet prévoit de former et d’insérer 1 000 jeunes dans l’élevage de poulets de chair à travers tout le Bénin. Une phase pilote est actuellement en cours dans les départements de l’Atlantique et de l’Ouémé. À l’issue de cette phase, des vagues de recrutement seront progressivement lancées dans les autres départements.

Toutes les candidatures ultérieures sont en cours de traitement. Vous n’avez pas besoin de repostuler.

L’inscription n’est valide que lorsqu’elle est effectuée en ligne via le lien suivant : https://avipreneurs.service-public.bj

Cependant, vous pouvez vous rapprocher des antennes de l’ANPE ou des Responsables des Unités Locales de Promotion de l’Emploi (R/ULPE) dans les mairies. Ils sont disponibles pour vous accompagner et vous guider dans la procédure d’inscription en ligne, si besoin.

Pour toute demande d’information, vous pouvez appeler gratuitement le 01 51 10 66 66.

📢 Le Gouvernement du Bénin, à travers l’Agence de Développement des Petites et Moyennes Entreprises (ADPME) et l’Agence Nationale pour l’Emploi (AnpE), lance une campagne de recrutement complémentaire dans le cadre de la phase pilote d’un programme intégré de formation, de préparation à l’entrepreneuriat et d’installation, au profit de 100 jeunes futurs entrepreneurs dans le domaine de l’élevage de poulets de chair.

💡Ce programme vise à former une nouvelle génération d’entrepreneurs avicoles, en leur offrant :
1. des formations techniques et pratiques spécialisées en élevage de poulets de chair,

2. une préparation à l’entrepreneuriat,

3. une installation complète, incluant la construction de deux poulaillers, la fourniture des équipements nécessaires et des intrants de démarrage.

📌 Candidatures ouvertes du 5 au 23 Juin 2025
🔗Le lien pour postuler: https://avipreneurs.service-public.bj

ADPME BENIN en partenariat avec l’AFD – Agence Française de Développement, l’Association des Communes de l’Atlantique et du Littoral (ACAL), le Port Autonome de Cotonou (PAC) et Africa Logistics Zone, a pris part aux Rencontres Africa 2025, organisées du 05 au 06 juin 2025 à l’Hôtel de Région de Lyon.

Le forum a été officiellement lancé par M. Fabrice PANNEKOUCKE, Président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes en présence de nombreux partenaires internationaux et institutionnels.

Sous la bannière “Choose Benin”, le Bénin s’est distingué par une délégation dynamique composée de PME soutenues par le Projet d’Appui à l’Entrepreneuriat au Bénin (PAEB). Ces entreprises ont mis en valeur leurs savoir-faire, échangé avec des partenaires potentiels et identifié des opportunités d’investissement, notamment lors de rencontres B2B qui ont débouché sur des perspectives de partenariats commerciaux et techniques.

Durant ces deux jours, deux grands moments ont permis de promouvoir l’écosystème entrepreneurial béninois :
1. La table ronde sur les convergences économiques de l’espace francophone, à laquelle ont participé M. Laurent Gangbes, Directeur Général de l’ADPME BENIN, et M. Papa Amadou SARR, Directeur des Partenariats de l’AFD – Agence Française de Développement.
2. Le panel spécial “Bénin : opportunités et développement”, avec les interventions de :
Laurent Gangbes, DG de l’ADPME BENIN
Christian HOUETCHENOU, Maire de Ouidah, représentant l’ACAL
Kevin Potier, Directeur Commercial du Port Autonome de Cotonou
Pierre GERKENS, Directeur Général d’Africa Logistics Zone

Ce panel a également permis de saluer l’engagement de M. Rogatien AKOUAKOU, Maire de la commune de Tori et Président de l’ACAL, dans la promotion de l’attractivité territoriale et du développement économique local.

Le panel, modéré par M. Aldo T. CODO, Responsable de la Communication de l’ADPME BENIN, a été une occasion pour les participants d’en apprendre davantage sur les opportunités d’investissement, les dispositifs d’accompagnement et les besoins en partenariats techniques ou en formation des PME béninoises.

Le stand “Choose Benin” a suscité un vif intérêt tout au long du forum. Il a notamment été visité par M. Laurent Wauquiez, député de la 1ʳᵉ circonscription de Haute-Loire, ancien Président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes et actuel Président de l’Association internationale des Régions francophones (AIRF), ainsi que par Mme Louise Mushikiwabo, Secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Tous deux ont salué la qualité de la participation béninoise et l’engagement du pays en faveur de l’intégration économique francophone.

En prenant part à cet événement majeur, l’ADPME confirme sa volonté de faire du Bénin un pôle d’attraction pour les investisseurs et un modèle en matière d’écosystème entrepreneurial en Afrique francophone.
 
#ChooseBenin #ADPME #RencontresAfrica2025 #Entrepreneuriat #PME #InvestirAuBenin #AIRF #OIF #AfriqueFrancophone

Le présent Avis à Manifestation d’Intérêt (AMI) fait suite au Plan Stratégique

quinquennal (2025-2029) adopté le 23 avril 2025 par le Conseil des Ministres et

au plan de Travail Annuel (PTA) de l’année 2025 et en prélude aux PTA

successifs à venir de l’Agence de Développement des petites et Moyennes

Entreprises (ADPME).

RESUME ANALYTIQUE

Dans un contexte où l’exclusion économique des personnes handicapées demeure une problématique majeure, cette étude, commanditée par la Fédération des Associations des Personnes Handicapées du Bénin (FAPHB) avec l’appui de TechnoServe, vise à identifier les obstacles freinant leur inclusion en tant qu’entrepreneurs et à proposer dix mini business plans adaptés pour favoriser leur insertion sur le marché. Menée dans les douze départements du Bénin, elle repose sur une approche mixte (quantitative et qualitative) et s’appuie sur le modèle du Processus de Production du Handicap (PPH) pour analyser les barrières systémiques entravant leur participation économique. L’échantillon comprend 720 individus et est constitué de trois cibles dont les entrepreneurs handicapés (455), les acteurs institutionnels (79) et les jeunes handicapés âgés de 15 à 45 ans (186). Parmi ceux-ci, on retrouve 45,56 % de femmes, soit 328 individus.  

Les résultats ont permis de proposer des solutions adaptées pour renforcer leur autonomisation et leur inclusion socio-économique. En effet, l’étude révèle que le Bénin dispose de plusieurs instruments juridiques et institutionnels favorisant l’inclusion socio-économique des personnes handicapées. Les perceptions du handicap au Bénin sont fortement influencées par la tradition, la religion et les croyances populaires, associant souvent le handicap à une malédiction ou à une dépendance permanente. Cette vision engendre discrimination et exclusion économique, aggravées par un faible niveau d’instruction, un accès limité aux aides techniques et un manque de compétences en gestion d’entreprise. Les entrepreneurs handicapés font face à des difficultés liées à l’emplacement, au coût de l’assistance humaine, au manque d’équipements et à une faible inclusion numérique. Les femmes handicapées subissent une double marginalisation due aux stéréotypes de genre et à un accès limité à la formation. Toutefois, l’entrepreneuriat des personnes handicapées contribue à déconstruire ces préjugés en valorisant leur rôle dans la société. Leur réussite inspire et motive leur entourage, et la société soutient leurs activités, à condition que la qualité du service soit au rendez-vous.

Les domaines d’activités les plus accessibles et à fort potentiel de croissance pour les entrepreneurs handicapés incluent la pâtisserie, la plomberie, l’électricité bâtiment, la maintenance informatique, l’élevage de poules pondeuses, le graphisme, l’informatique & bureautique, la couture, la cordonnerie et le tissage de pagne. Pour renforcer leur inclusion, les organisations de personnes handicapées doivent établir des partenariats avec les structures de promotion de l’entrepreneuriat et développer des programmes spécifiques, en mettant un accent sur la visibilité des entreprises dirigées par des femmes handicapées. Les entrepreneurs handicapés doivent s’informer sur les métiers porteurs et mener des plaidoyers pour un meilleur accès à la formation et à l’accompagnement. Enfin, les acteurs de l’entrepreneuriat sont appelés à intensifier les formations en gestion d’entreprise, et à collaborer avec les organisations de personnes handicapées pour concevoir un plan d’action visant à améliorer la formation, le coaching et l’accès au financement des jeunes femmes entrepreneures.

 

Source et année de réalisation :

BeniBIZ/TechnoServe (2024). Étude cartographique des obstacles à l’inclusion des personnes handicapées et leur croissance économique & élaboration d’un répertoire d’une dizaine de mini business plans clés en main pour les potentiels micro investisseurs/entrepreneurs handicapés au Bénin. Rapport final, 1-44.

RESUME ANALYTIQUE

Le Bénin a connu une forte croissance de son PIB (6,4 % en moyenne de 2017 à 2019), mais celle-ci n’a pas significativement réduit la pauvreté en raison d’une productivité insuffisante, d’une forte dépendance aux exportations de matières premières et au commerce de transit avec le Nigéria. Les faiblesses intrinsèques observées au cours de cette période (2019) marquées par la fermeture de la frontière avec le Nigéria et l’épidémie de COVID-19, ont amplifié ces vulnérabilités, mettant en évidence les limites d’un secteur privé largement informel, peu innovant et faiblement intégré aux chaînes de valeur mondiales. Pour favoriser une croissance inclusive et durable, il est essentiel de lever les contraintes structurelles pesant sur le secteur privé, notamment l’accès au financement, l’approvisionnement énergétique, la connectivité et le climat des affaires. C’est dans cette perspective que s’inscrit la présente étude, initiée par la Société financière internationale (IFC), membre du Groupe de la Banque Mondiale, avec pour objectif d’apporter un diagnostic précis de ces contraintes et des recommandations stratégiques en faveur d’une croissance du secteur privé plus inclusive et durable. L’étude s’est appuyée sur des données secondaires issues de multiples sources, notamment la Banque mondiale, le Fonds Monétaire International (FMI), la Banque Africaine de Développement, l’Institut National de la Statistique et de la Démographie (INStaD) et d’autres institutions internationales et nationales, couvrant des périodes variées. Des analyses comparatives ont été réalisées en prenant comme pays de référence le Ghana, le Togo, le Maroc ainsi que l’ensemble des pays de l’Afrique subsaharienne (ASS) afin d’évaluer la position du Bénin et d’identifier les leviers d’amélioration.

Le Bénin a engagé d’importantes réformes pour améliorer l’environnement des affaires et attirer les investissements privés. Parmi celles, la loi sur la Promotion et le Développement des PME et la création de l’Agence dédiée en 2022 offrent des leviers d’amélioration, tandis que les Zones Économiques Spéciales (ZES) constituent un outil clé pour stimuler la compétitivité. Par ailleurs, les impacts de ces réformes restent limités en raison d’un manque d’accompagnement des entrepreneurs et de certaines incohérences institutionnelles. De plus, l’accès au financement demeure un défi majeur pour les entreprises, malgré les mécanismes mis en place, nécessitant une meilleure mobilisation des instruments financiers publics et un cadre plus adapté pour le crédit et les services financiers numériques. Le développement des infrastructures repose en grande partie sur les Partenariats Public-Privé (PPP), qui couvrent une part significative des investissements du gouvernement, mais dont l’efficacité est freinée par des lacunes réglementaires. Un cadre institutionnel plus solide et une évaluation rigoureuse des projets sont essentiels pour garantir un impact durable.

L’amélioration de l’accès à l’électricité, un obstacle majeur pour les entreprises, dépend de la mise en œuvre effective des réformes en cours, notamment la réduction des coûts d’approvisionnement et le renforcement de la production nationale. Cependant, la dissolution de la CEB pose un risque pour la stabilité du réseau. Toutefois, la numérisation constitue un levier clé pour le développement du tourisme et du commerce, mais son potentiel reste sous-exploité en raison d’un cadre concurrentiel limité et d’un manque de financement des infrastructures. Une meilleure régulation et mutualisation des coûts pourraient dynamiser les investissements dans la fibre et la 4G. En matière de transport, le Bénin se positionne comme un centre de transit stratégique pour le Sahel, mais la compétitivité du Port de Cotonou et l’efficacité logistique restent perfectibles. La modernisation des infrastructures routières et ferroviaires est essentielle pour réduire les coûts du commerce et améliorer l’accès aux marchés, notamment pour les exportations agricoles.

Le renforcement des corridors de transport du Bénin représente une opportunité pour dynamiser les échanges économiques, malgré des défis persistants liés aux frais illicites et à la fragmentation du secteur du camionnage. La modernisation du cadre réglementaire et le développement de services logistiques innovants pourraient améliorer la compétitivité du pays. Par ailleurs, une coopération stratégique avec le Nigéria permettrait de formaliser les échanges transfrontaliers et de renforcer l’application des réglementations douanières, créant ainsi un cadre commercial plus stable et profitable. Le tourisme, bien qu’ayant un fort potentiel grâce aux ressources culturelles et naturelles du Bénin, souffre encore d’une structuration insuffisante et d’une inadéquation entre l’offre et la demande. L’État doit intensifier son rôle de facilitateur en stimulant la demande, en favorisant les investissements privés et en adoptant une approche stratégique de développement du marché.

Pour réduire sa vulnérabilité aux chocs extérieurs, l’étude suggère que le Bénin doit diversifier ses exportations agricoles en favorisant des cultures à fort rendement et à fort potentiel d’exportation (ananas, soja, karité, palmier à huile), tout en évitant la concentration sur des produits soumis à la volatilité des marchés mondiaux. L’accessibilité aux intrants spécifiques et la libéralisation de l’approvisionnement en engrais sont essentielles pour améliorer la compétitivité. Un meilleur accès au marché passe par le renforcement de la promotion des exportations, le développement de la logistique, notamment la chaîne du froid, et l’amélioration des infrastructures. La Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) représente une opportunité pour le commerce intra-africain, mais nécessite des investissements stratégiques. La modernisation de l’agriculture repose aussi sur une meilleure réglementation foncière, le développement de l’irrigation, l’accès au financement et la structuration des chaînes de valeur. Enfin, la transformation locale doit être stimulée par un meilleur accès aux équipements et aux emballages afin de valoriser les produits agricoles et réduire la dépendance aux importations.

 

 

Source et année de réalisation :

Société financière internationale (IFC) (2023). Diagnostic-pays du secteur privé. Créer des marchés au Bénin. Mobiliser l’investissement privé pour stimuler une croissance inclusive. Banque Mondiale, 1-154.

Informations supplémentaires

01 Chef de Projet – Assistant Technique

01 Expert en Communication Junior

APPEL A CANDIDATURE POUR LES MPME DE L’ATACORA ET DU BORGOU

Dans le cadre de l’accompagnement de Micros, Petites et Moyennes Entreprises (MPME) selon l’approche SME Business Training and Coaching Loop, l’Agence de Développement des Petites et Moyennes Entreprises (ADPME) lance un appel à candidatures pour une présélection d’entreprises en vue de leur apporter un accompagnement à une meilleure gestion de leurs entreprises suivant l’approche SME Loop. Vous êtes une PME, vous résidez dans les communes de Parakou, N’dali, Boukombé, Tchaourou, Toucountouna et Natitingou et souhaitez bénéficier de cet accompagnement, veuillez remplir le formulaire en cliquant ici

APPEL A CANDIDATURE POUR LES MPME DE PARAKOU ET TCHAOUROU

Dans le cadre de l’accompagnement de Micros, Petites et Moyennes Entreprises (MPME) selon l’approche SE loop, l’Agence de Développement des Petites et Moyennes Entreprises (ADPME) lance un appel à candidatures pour une présélection d’entreprises, en vue de leur apporter un accompagnement à une meilleure gestion. En effet, le Social Enterprise Loop contribue, entre autres, à promouvoir des entreprises qui :
(i) Proposent des produits/services ayant un impact positif sur la société et/ou l’environnement ;
(ii) Développent un modèle d’affaires à lucrativité limitée ou à but non lucratif, permettant de réinvestir une grande partie des bénéfices dans l’entreprise afin de maximiser son impact;
(iii) Favorisent l’inclusion et l’insertion professionnelle de publics précaires/de minorités ;
(iv) Améliorent la qualité des produits, etc.

Vous résidez dans les communes de Parakou et Tchaourou et souhaitez bénéficier de cet accompagnement, veuillez remplir le formulaire en cliquant ici

APPEL A CANDIDATURE ACCOMPAGNEMENT AUX PME DANS LE BORGOU ET LA DONGA

Dans le cadre de l’accompagnement de Micros, Petites et Moyennes Entreprises (MPME) selon l’approche GTA loop, l’Agence de Développement des Petites et Moyennes Entreprises (ADPME) lance un appel à candidatures pour une présélection d’entreprises. Cette initiative vise à renforcer la gestion des MPME. En effet, le GTA loop promeut l’autonomisation économique des femmes et leur leadership en transformant les défis économiques et personnels en opportunités. Les femmes entrepreneures font souvent face à des obstacles spécifiques dans le développement de leurs compétences et leur reconnaissance comme actrices clés de l’économie et de la société. Ces barrières trouvent leurs origines dans des mentalités encore ancrées au sein des sphères décisionnelles, économiques, familiales et sociales.

Vous êtes une PME, vous résidez dans les communes de Bembèrèkè, Sinendé, Djougou, Copargo, Bassila et Ouaké et souhaitez bénéficier de cet accompagnement, veuillez remplir le formulaire en cliquant ici

.

PUBLICATION DE LA RELANCE RELATIF À  L’AMI POUR LE RECRUTEMENT D’UN EXPERT (CONSULTANT INDIVIDUEL) POUR LA STRUCTURATION D’UN SCHEMA OPERATIONNEL DE DEPLOIEMENT TERRITORIAL DU PAEB

Recrutement d’un cabinet/firme pour l’action de diagnostic de l’écosystème et renforcement de capacité des SAE partenaires, prestataires financiers du projet et de la MOD dans le cadre d’un marché à bon de commande (sélection fondée sur la qualité et le coût).

AVIS A MANIFESTATION D’INTERET POUR LE RECRUTEMENT DE 05 SAE POUR L’ACCOMPAGNEMENT DE 175 MPME SUIVANT LES APPROCHES SME LOOP, SOCIAL ENTERPRISE LOOP ET GTA LOOP

Ce mardi 15 avril 2025, s’est tenue au golden tulip le diplomate de Cotonou, le lancement du programme Cyber Incub, une initiative conjointe de L’Agence des Systèmes d’Information et du Numérique (ASIN) et de l’ADPME.

Ce programme dédié à l’accompagnement de projets innovants dans le domaine de la cybersécurité est soutenu également par l’agence de développement luxembourgeoise (Luxdev) .

Cyber Incub a pour ambition de faire émerger des solutions béninoises de cybersécurité pour le cyber espace béninois, régional et international tout en soutenant la structuration d’un véritable écosystème entrepreneurial autour de la sécurité numérique. Les Directeurs Généraux de l’ASIN et de l’ADPME, Monsieur Marc-André LOKO et Monsieur Laurent GANGBES, ont officialisé cette collaboration d’envergure par la signature d’un protocole d’accord en présence de la Ministre du Numérique et de la Digitalisation, Madame Aurelie I. Adam Soule Zoumarou.

Informations supplémentaires

Le Responsable de Projet est le Responsable de l’exécution

globale du Projet. Il est responsable auprès de I’ADPME de la

mise en œuvre générale du Projet, dont il assure l’exécution

suivant les dispositions et modalités spécifiées dans l’Accord

de financement. Il est l’interlocuteur principal de l’AFD en ce

qui concerne le suivi des activités mises en œuvre dans le

cadre du Projet.

Ce mercredi 09 avril 2025, le Ministre des Petites et Moyennes Entreprises et de la Promotion de l’Emploi, M. Modeste Tihounté KEREKOU, accompagné de sa délégation, a effectué une visite de travail avec le directeur général M. Laurent GANGBES et tout le personnel de l’ADPME à son siège.

✅ Objectifs :

Échanger avec la Direction et le personnel ;

Faire le point des réformes et projets en cours ;

Donner des orientations stratégiques ;

S’enquérir des conditions de travail ;

Renforcer l’impact des actions sur les #PME béninoises.

Le Ministre a également invité l’ADPME à travailler en synergie avec les autres organes sous tutelle du Ministère afin d’aller plus vite et plus loin dans la concrétisation des dispositifs mis en place par le Gouvernement béninois pour la promotion des PME.

AVIS A MANIFESTATION D’INTERET POUR LE COMPLEMENT DU

REPERTOIRE DES ENTREPRISES, BUREAUX D’ETUDES, PRESTATAIRES,

FOURNISSEURS ET CONSULTANTS INDIVIDUELS DEVANT PARTICIPER A

LA REALISATION DES PRESTATIONS EXTERNALISEES DANS LE CADRE

DE LA MISE EN ŒUVRE DU PROJET D’ACCOMPAGNEMENT DE 100

AVIPRENEURS

Le mercredi 02 avril 2025, la ville de Natitingou a accueilli la première étape du PME Connect Tour 2025, un moment d’échanges enrichissants entre entrepreneurs, étudiants et acteurs du développement économique.

Conduite par M. Mohamed Aguyl CHABI LAFIA, Directeur de l’Accompagnement Technique et du Soutien aux PME, la délégation de ADPME BENIN, accompagnée des partenaires APEFE Bénin et GIZ Bénin, a présenté aux participants les différents dispositifs d’accompagnement mis en place pour soutenir les PME béninoises. L’événement s’est déroulé en présence du Maire de Natitingou, M. Taté OUINDÉYAMA, du représentant du Préfet de l’Atacora, du représentant du Recteur de l’Université de Natitingou, du représentant de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin – CCI BÉNIN, ainsi que de nombreux entrepreneurs et étudiants de la région.

Cette séance a été l’occasion d’éclairer les participants sur les opportunités offertes aux PME locales et de répondre à leurs préoccupations. L’engouement et les échanges fructueux témoignent de l’importance de telles initiatives pour dynamiser l’écosystème entrepreneurial.

📍 Prochaine étape : Parakou, ce jeudi 03 avril 2025 à 10h – Amphithéâtre 1000 de l’Université de Parakou

#PMEConnectTour #ADPMEBénin #Entrepreneuriat #DéveloppementÉconomique #PMENatitingou #EcosystèmePME

RESUME ANALYTIQUE

Découvrez le décret N° 2023-095 DU 22 MARS 2023 portant modalités d’octroi du label start-up aux micro, petites et moyennes entreprises et les droits et obligations y relatifs.

RESUME ANALYTIQUE

Découvrez les articles de la loi fixant le régime des zones économiques
spéciales en République du Bénin.

RESUME ANALYTIQUE

Retrouvez les articles de la loi portant promotion et développement des
micros, petites et moyennes entreprises en
République du Bénin en cliquant sur télécharger le document plus haut.

Dans le cadre du Mois de mars, consacré à la promotion de la femme, ADPME Bénin, en partenariat avec Expertise France et AFD – Agence Française de Développement, a organisé un atelier de formation en communication et marketing digital sous le thème : « Stratégie digitale & image de marque : Réussir la communication de sa PME »
Cet événement, conçu pour mettre en lumière les femmes entrepreneures béninoises, s’est tenu le Jeudi 13 mars 2025 au Novotel Cotonou et s’inscrit dans une mission d’accompagnement technique visant à renforcer la visibilité de ADPME Bénin auprès des PME béninoises.
Porté par le Service Communication et la Direction de l’Accompagnement et du Soutien Technique aux PME de ADPME BENIN, cet atelier a été animé par Scheena Donia, experte internationale en communication, influence digitale et stratégie de marque. Choisie pour son expertise et son impact en Afrique francophone, elle a partagé avec 120 entrepreneures et chefs d’entreprise les clés pour renforcer leur image de marque, leur présence en ligne et leur attractivité commerciale.
Objectifs de l’atelier :
✔ Valoriser le rôle des femmes entrepreneures dans l’économie béninoise à
travers une communication digitale efficace.
✔ Former les participantes aux bonnes pratiques en stratégie digitale et
marketing d’influence.
✔ Mettre en avant les dispositifs d’accompagnement de l’ADPME et les
opportunités offertes aux PME.
✔ Encourager les échanges entre les entrepreneures et une experte
reconnue du monde francophone.
À travers cette initiative, ADPME Bénin, avec le soutien Expertise France et de AFD – Agence Française de Développement, réaffirme son engagement en faveur de l’autonomisation des femmes entrepreneures et du renforcement de la compétitivité des PME béninoises sur la scène nationale et internationale.
Le mercredi 12 mars 2025, s’est tenue au Golden Tulip Le Diplomate de Cotonou, la deuxième édition de l’afterwork PME Connect, organisée par ADPME Bénin et ses partenaires. Cet événement a rassemblé plus de 250 participants issus de divers secteurs, offrant un espace d’échange enrichissant sur les dispositifs d’accompagnement et de financement des PME béninoises.
La soirée a débuté par une allocution d’ouverture de M. Laurent GANGBES, Directeur Général de ADPME Bénin, qui a réaffirmé l’engagement de l’Agence à soutenir les entrepreneurs béninois à travers des initiatives concrètes et adaptées à leurs besoins.
Ensuite, M. Mohamed Aguyl, Directeur de l’Accompagnement Technique et du Soutien aux PME (DATS) de ADPME Bénin, a présenté en détail les dispositifs d’accompagnement de l’Agence, mettant en lumière les mécanismes d’accompagnement et les opportunités offertes aux PME à travers différents programmes. La nouvelle plateforme digitale de ADPME Bénin dénommée ePME a été présenté après par M. Eric GNACADJA et Mme Wankossi Milca TONATO GANFLE.
M. Conrad GBAGUIDI, Président du Conseil Economique et Social du Bénin est ensuite intervenu pour partager son expertise et son expérience dans l’écosystème entrepreneurial béninois, soulignant l’importance d’un soutien structuré pour favoriser la croissance des entreprises locales.
La soirée a été marquée par six pitchs inspirants en français, fon, dendi et bariba, où des entrepreneurs bénéficiaires de l’accompagnement de ADPME Bénin et de ses partenaires, notamment à travers les programmes PAEB et PAEFA, ont partagé leurs parcours et les impacts positifs des dispositifs de soutien sur leurs activités.
Pour clôturer la rencontre, le Directeur Général de ADPME BENIN a encouragé les participants à tirer parti de cette plateforme pour élargir leur réseau et identifier de nouvelles opportunités de collaboration. La soirée s’est terminée par un cocktail networking, offrant aux entrepreneurs et aux partenaires un cadre d’échange privilégié pour renforcer leurs connexions et explorer des synergies.
Merci à tous les participants et partenaires pour cette belle édition de PME Connect !

Informations supplémentaires

Le candidat doit justifier d’une expertise confirmée en investissement et accompagnement des PME, avec une bonne maîtrise des dispositifs de financement et des mécanismes d’investissement adaptés aux petites et moyennes entreprises. Il devra posséder une expérience significative dans l’analyse financière, la structuration de projets d’investissement et l’accompagnement des entrepreneurs vers des solutions de financement adaptées.

Les 26 et 27 février 2025, Cotonou a accueilli le Choiseul Africa Summit au Sofitel Cotonou Marina Hotel & Spa, réunissant des décideurs économiques et politiques engagés pour le développement du continent. Partenaire de l’événement, l’Agence de Développement des Petites et Moyennes Entreprises (ADPME) a pris une part active aux échanges stratégiques visant à renforcer la compétitivité et la croissance des entreprises en Afrique de l’Ouest.
 
Le Directeur Général de ADPME Bénin, M. Laurent GANGBES, est intervenu sur le panel « Accès au financement pour stimuler la compétitivité, l’innovation et la croissance des entreprises en Afrique de l’Ouest », aux côtés de Sandra AMICHIA (BOAD), Maryse LOKOSSOU (Caisse des Dépôts et Consignations du Bénin) et Aïssatou SOUMARE (Société Générale Bénin), Nouss BIH (Investisseurs & Partenaires), Ismaël Adam CISSE (Infinity Africa Group), Vincent DI BETTA (Bpifrance).
 
Lors de son intervention, M. GANGBES a mis en avant les dispositifs de financement déployés par ADPME Bénin pour favoriser l’essor des PME et startups béninoises. Il a souligné les avancées du Programme d’Appui aux Entreprises Béninoises (PAEB) et d’autres initiatives portées par l’Agence en partenariat avec des institutions telles que l’Union Européenne et l’Agence Française de Développement (AFD).
 
Le panel a permis d’échanger sur les enjeux cruciaux du financement, notamment :
✅ Le rôle des partenariats public-privé (PPP) dans l’innovation financière au service des entreprises
✅ Les stratégies pour attirer et sécuriser les investissements privés en faveur des secteurs stratégiques
✅ L’importance des mécanismes financiers innovants tels que le capital-risque, les obligations vertes et les fonds d’investissement dédiés aux startups technologiques.
 
Dans un Bénin en pleine transformation économique, ADPME Bénin s’engage en tant que guichet unique des PME béninoises aux côtés du gouvernement et des acteurs du secteur privé pour faire du pays un hub régional pour l’innovation et l’entrepreneuriat.
 
 

RESUME ANALYTIQUE

L’étude cartographique des structures d’Appui à l’Entrepreneuriat (SAE) au Bénin vise à identifier la typologie des services de développement des entreprises offerts, y compris leurs forces et leurs faiblesses et les facteurs affectant les forces et les faiblesses, du point de vue des acteurs et de leurs clients. Pour cela, elle repose sur une recherche documentaire, des interviews semi-directifs avec les divers acteurs (cabinets privés, ONG, agences publiques, universités, etc.) qui fournissent les services d’appui aux Micros, Petites et Moyennes Entreprises (MPME), suivies d’une analyse des marchés liés à l’appui entrepreneurial afin de détecter d’éventuels dysfonctionnements et proposer des améliorations. Le concept de SAE est ici défini au sens large comme toute organisation offrant un cadre favorable à la création et au développement d’entreprises, sans considération des critères de labellisation ou certification administratives.

En effet, l’écosystème des SAE au Bénin a connu une forte expansion ces dernières années, marquée par une multiplication des intervenants et des programmes d’entrepreneuriat. Toutefois, cette croissance a entraîné une fragmentation géographique et une complexité accrue dans la coordination entre le gouvernement, les donateurs et le secteur privé. Au 31 décembre 2022, le Bénin compte une variété de structures qui opèrent dans la chaîne de valeur de l’appui à l’entrepreneuriat. Au moins 278 acteurs opérant dans cette chaîne ont été recensées et classées en acteurs publics, parapublics, privés et entités de support technique, offrant des services dans cinq domaines clés : accès aux compétences et supports techniques, accès au marché, accès au financement, accès aux équipements et accès aux informations, sous la régulation du cadre politique en charge du secteur. De nombreuses structures sont organisées en réseaux selon leurs mandats, méthodologies ou exigences des pourvoyeurs de marchés, complétés par des acteurs individuels.

Cependant, comme insuffisances, l’écosystème de l’appui à l’entrepreneuriat au Bénin est dominé par les subventions de l’État et des donateurs, limitant son fonctionnement selon un modèle de marché durable. Ce modèle axé sur l’offre crée une réticence des MPME à payer pour les Business Development Services (BDS) et engendre une concurrence avec les structures d’appui, réduisant leur performance. L’accès aux compétences est dominant, mais seules les grandes initiatives proposent des services labellisés. L’accès au marché, aux équipements et à l’information reste insuffisant, tout comme l’encadrement institutionnel et la qualité des services, souvent non certifiés. La majorité des SAE sont concentrées à Cotonou, limitant l’accès aux MPME des zones rurales, et souffrent d’un manque de ressources humaines qualifiées. De plus, l’accompagnement est centré sur la croissance des entreprises plutôt que leur création. Enfin, le faible taux de financement des MPME par les banques et Système Financier au Développement (SFD) demeure un défi majeur, nécessitant un renforcement des capacités des SAE et une meilleure structuration du secteur.

Source et année de réalisation : TechnoServe (2023). Cartographie des structures d’Appui à l’entrepreneuriat opérant en République du Bénin

RESUME ANALYTIQUE

La présente étude réalisée sur l’écosystème entrepreneurial au Bénin, a pour objectif de fournir un état des lieux précis, en identifiant les obstacles structurels, les opportunités de croissance et les mécanismes d’amélioration adaptés au contexte béninois. Elle s’inscrit dans le cadre de l’initiative Team Europe Initiative (TEI) IYBA, et vise à renforcer l’écosystème entrepreneurial dans cinq pays africains, dont le Bénin. Complétée par une méta-analyse des écosystèmes entrepreneuriaux des pays cibles, cette étude repose sur l’analyse de 20 à 35 ressources existantes et s’appuie sur un cadre analytique couvrant neuf dimensions clés, en s’inspirant des approches méthodologiques de la GIZ et du modèle d’Isenberg.

En effet, l’écosystème entrepreneurial béninois présente des avancées et des défis majeurs. Sur le plan financier, l’accès au crédit reste limité malgré plusieurs initiatives, avec seulement 12 % des PME bénéficiant de prêts bancaires. La culture entrepreneuriale peine à se consolider, l’entrepreneuriat étant souvent perçu comme une solution de dernier recours. Le soutien aux entreprises s’améliore avec l’essor des structures d’accompagnement, bien que leur accessibilité hors de Cotonou demeure faible. Concernant le capital humain, le pays bénéficie d’une jeunesse diplômée, mais souffre d’un déficit en compétences managériales et commerciales. Les marchés offrent des opportunités d’exportation freinées par les coûts de production et les contraintes de certification. Les réseaux se développent grâce à de nouvelles plateformes, mais restent peu structurés et difficiles d’accès pour les entreprises informelles. Politiquement, des réformes soutiennent l’entrepreneuriat, bien que l’intégration du secteur informel reste un défi. Enfin, les infrastructures progressent avec des investissements en transport et énergie, mais l’accès limité aux infrastructures numériques et électriques entrave encore le développement des entreprises.

Par ailleurs, les opportunités pour les entreprises béninoises s’étendent à plusieurs domaines, notamment la finance, la formation, les infrastructures et les services d’appui, soutenus par des politiques gouvernementales et des plateformes numériques facilitant l’entrepreneuriat. L’analyse diagnostique effectuée, a permis au projet IYBA-SEED de s’inscrire dans cette dynamique en structurant ses interventions autour de quatre composantes clés : le renforcement des capacités et des réseaux (DCR) pour améliorer l’accompagnement et l’accès aux marchés ; l’environnement des affaires (EA) pour formaliser et structurer les micro-entreprises ; la culture entrepreneuriale (CE) pour sensibiliser et former dès le plus jeune âge ; et enfin, la cartographie et la connaissance des écosystèmes pour mieux cerner les défis des acteurs du secteur informel. L’ADPME, les institutions éducatives et les gouvernements locaux jouent un rôle central dans la mise en œuvre de ces initiatives.

Source et année de réalisation : Adelphi (2023). Diagnostic de l’écosystème entrepreneurial au Bénin, effectué dans le cadre du projet IYBA-SEED, financé par l’UE, BMZ, Equipe France et SAIDC. Berlin : adelphi consult GmbH


RESUME ANALYTIQUE

Le Bénin connaît un essor entrepreneurial marqué, soutenu par le gouvernement et divers acteurs (ONG, secteur privé, associations professionnelles) qui appuient les micros, petites et moyennes entreprises (MPME) en raison de leur contribution à la croissance économique. Dans ce cadre, cette étude vise à évaluer les services et offres des Structures d’Appui à l’Entrepreneuriat (SAE) et leur impact sur la pérennité des entreprises béninoises. Pour cela, une approche participative a été adoptée sur un mois, avec la collecte de données via 80 focus groups impliquant 677 entrepreneurs et 109 entretiens semi-structurés auprès des SAE dans les 12 départements du pays. Les analyses se concentrent sur l’accès au financement, aux marchés, à l’information et aux compétences, en distinguant trois catégories d’entrepreneurs selon leur chiffre d’affaires : les micro-entreprises avec un CA < 30 millions FCFA/an, subdivisées en deux groupes selon leur CA mensuel (CA < 90 000 FCFA/mois pour le groupe 1 ; CA compris entre 100 000 FCFA et 800 000 FCFA/mois pour le groupe 2), et les petites entreprises (groupe 3) (CA compris entre 30 et 150 millions FCFA/an).


L’analyse des données met en évidence une diversité d’opinions des entrepreneurs quant aux services d’accompagnement, influencée par leur localisation et leur catégorie. L’accès aux compétences est jugé utile, surtout par les groupes 2 et 3 bénéficiant de mentorat et de conseils d’entreprise, bien que tous regrettent l’absence de suivi post-formation. L’accès au financement demeure un défi majeur, particulièrement pour les petits entrepreneurs, avec des disparités entre les groupes : seuls les groupes 2 et 3, mieux structurés, réussissent à mobiliser des crédits via la microfinance ou des formations spécifiques. Globalement, les SAE manquent de ressources et dépendent fortement des financements publics et privés, tandis que seuls les entrepreneurs des groupes 2 et 3 acceptent de payer pour un accompagnement financier.


Les services d’accès aux marchés restent limités (9% des SAE) mais bénéfiques aux groupes 2 et 3 grâce aux mises en relation avec des fournisseurs et des niches de marché. Cependant, le manque d’études approfondies freine la satisfaction des entreprises du groupe 3. L’accès à l’information est relativement apprécié (65% à 80% de satisfaction selon les groupes), avec un intérêt marqué pour la réglementation, la méthodologie de marché et la productivité. Les groupes 1 et 2 réclament davantage d’informations sur les financements, tandis que le groupe 3 est plus enclin à payer pour ces services afin d’élargir son réseau et renforcer son influence. Enfin, des disparités régionales sont observées, les entreprises du Nord étant souvent désavantagées par un accès restreint aux services comparativement à celles du Sud.


Par ailleurs, l’étude met en évidence une diversité d’acteurs dans le secteur des Services d’accompagnement des entrepreneurs au Bénin, avec une prédominance du secteur privé (43%), suivi des ONG locales (22%), des associations et fédérations (18%), du secteur public (10%) et des ONG internationales (7%). Cependant, leur financement repose majoritairement sur l’État béninois (44%) et les ONG et partenaires techniques et financiers (36%), tandis que seuls 20% des entrepreneurs rémunèrent directement ces services. Les forces du secteur résident dans sa diversité d’acteurs, l’émergence d’un début de mise en réseau et une prise de conscience croissante de l’importance de la certification. Toutefois, plusieurs faiblesses persistent, notamment le manque de spécialisation des SAE, une trop grande dépendance aux financements externes, un déficit de collaboration et d’organisation sectorielle, ainsi qu’un accompagnement jugé insuffisant par les entrepreneurs, particulièrement en matière de suivi post-formation et d’appui financier.


Face à ces défis, il est recommandé de restructurer le secteur des SAE par des réformes adaptées, d’instaurer une plateforme de mise en réseau par type d’accès, de renforcer la professionnalisation à travers des certifications spécifiques et un suivi structuré des services, ainsi que de généraliser l’offre d’accompagnement sur l’ensemble du territoire, en intégrant des solutions numériques pour une meilleure accessibilité.

Source et année de réalisation :
TechnoServe (2024). Etude sur l’appréciation des offres de services des structures d’appui à l’entrepreneuriat au Bénin. Rapport final. Octopus Consulting & Insight 1-80.

Ce mercredi 26 février 2025, au siège de ADPME Bénin, M. Laurent GANGBES, Directeur Général de ADPME Bénin, et M. H.G. Stéphane TUINA, Directeur Pays de SNV Benin, ont procédé à la signature du Protocole d’Accord de Partenariat sur le projet IYBA SEED Project.
Cette collaboration vise à renforcer l’écosystème entrepreneurial béninois, notamment en facilitant l’accès des entrepreneurs aux services d’accompagnement, aux financements innovants et aux opportunités de formation et de mise en réseau. Elle prévoit également une meilleure implication des collectivités locales dans l’animation du secteur privé et une synergie des interventions pour un impact durable.
L’événement s’est déroulé en présence des équipes des deux institutions, témoignant ainsi de l’engagement mutuel pour la réussite de cette initiative. Expertise France, partenaire clé du projet IYBA-SEED Project, était également représentée, renforçant ainsi la dynamique de collaboration pour le développement des PME au Bénin.
Cette signature prouve encore de la dynamique de soutien du Gouvernement béninois aux jeunes entreprises et la structuration de l’écosystème entrepreneurial béninois, ouvrant ainsi la voie à de nouvelles opportunités pour les acteurs du secteur en 2025.
Dans la matinée du Jeudi 13 février 2025, une délégation de ADPME Bénin, conduite par son Directeur Général, Monsieur Laurent GANGBES, a été reçue en séance de travail par Madame Aurélie ADAM SOULE ZOUMAROU, Ministre du Numérique et de la Digitalisation, et son équipe.
 
Cette rencontre stratégique visait à présenter ADPME Bénin et le Projet d’Appui à l’Entrepreneuriat au Bénin (PAEB), ainsi que les dispositifs d’appuis spécifiques aux entreprises du secteur du numérique et de discuter du processus de labellisation des startups piloté par le ministère.
 
La séance a permis d’explorer les synergies possibles entre les deux institutions pour renforcer l’accompagnement des startups de l’écosystème.
A l’issue des échanges, le renforcement de la collaboration entre le MND et ADPME Bénin a été acté, afin d’offrir aux startups béninoises un soutien technique et financier optimal.
 
Cette démarche vient une fois de plus confirmer le rôle de ADPME Bénin en tant que guichet unique d’accompagnement des PME et des startups de tous les secteurs.
Dans la continuité des travaux engagés pour le renforcement de la filière avicole, une délégation conjointe de ADPME BENIN et de TechnoServe, conduite par le Directeur Général de l’ADPME, M. Laurent GANGBES, et Mme Maimouna MBACKE, MBA, Directrice Pays de TechnoServe, s’est rendue le lundi 10 février 2025 au Ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche (MAEP Bénin).

Lors de cette rencontre, la délégation a présenté à Monsieur le Ministre Gaston Cossi DOSSOUHOUI, la note conceptuelle sur le développement de la filière avicole. L’objectif était de recueillir les recommandations et orientations du ministère afin d’ajuster et d’optimiser le projet pour qu’il réponde aux véritables besoins du secteur et des acteurs concernés.

ADPME Bénin s’engage à impliquer toutes les parties prenantes essentielles pour maximiser les opportunités et garantir l’efficacité des actions mises en place. Cette démarche collaborative vise à structurer des solutions adaptées aux défis du secteur avicole et à assurer un accompagnement efficace des entrepreneurs engagés dans cette filière clé.